Blaze par Maud Poulin au coeur d'une controverse avec la marque québécoise Womance

Le repositionnement de Blaze commence sur une drôle de note.
Blaze par Maud Poulin au coeur d'une controverse avec la marque québécoise Womance

Blaze Swimwear, la compagnie de la jeune entrepreneure Maud Poulin, a fait couler beaucoup d'encre au cours des dernières semaines. En effet, la compagnie qui s'est fait connaître majoritairement parce que ses maillots étaient portés par des influenceuses comme Emy-Jade Greaves, Laura-Gabriel, Cindy Cournoyer, Alanis Desilets et plusieurs autres s'est retrouvée au coeur d'une grosse controverse. 

Le tout a commencé quand des clientes ont réalisé que les premiers modèles de la jeune femme venaient d'une compagnie asiatique à faibles coûts, et étaient aussi vendus sur des sites à petit prix comme Alibaba, et même Walmart. Avec une petite recherche, on a réalisé que ça avait bien été le cas, mais Maud Poulin a accepté les torts et a promis qu'elle irait de l'avant avec de meilleurs fournisseurs et produits, et tous se sont réjouis de cette belle promesse. 

Toutefois, si les anciens modèles de maillots ont été retirés du site et Blaze s'est repositionné en passant de Blaze Swimwear à Boutique Blaze, la controverse est de retour cette semaine. Effectivement, le nouveau Blaze se positionne ainsi: « La boutique Blaze offrira des produits dénichés en harmonie avec l'évolution des tendances modes. Par le biais des produits choisis et offerts en boutique, nous voulons influencer positivement les femmes pour qu'elles développent une immense confiance en elles-mêmes et accomplissent leurs rêves. »

La compagnie promet que des vêtements seront bientôt en ligne et a commencé à mettre des photos sur la page, comme ces pantalons qui sont réservés aux ambassadrices Blaze. 

Les anciens clients ont rapidement indiqué que ces pantalons étaient aussi distribués sur des sites comme AliExpress, mais cette fois, Blaze avait une réponse. 

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[rebelmouse-image 25936163 photo_credit="boutique_blaze" expand=1 original_size="554x800"]

Par contre, cette fois, c'est cette réponse qui crée une controverse, et non la provenance des produits, parce qu'elle ne vient pas de Blaze. Cette réponse, elle est à 90% tirée du populaire site d'Andréanne Marquis, Womance. 

[rebelmouse-image 25936164 photo_credit="womance.ca" expand=1 original_size="530x1048"]

Quand Andréanne a vu cela, elle nous raconte qu'elle a d'abord été assez surprise, parce qu'elle considère que les lignes directrices de Womance sont uniques et elle travaille durement sur cette compagnie depuis bientôt quatre ans: « Chez Womance, on ne réinvente pas la roue, mais on travaille le commerce au détail à notre façon et ça va faire 4 ans bientôt que je travaille vraiment très très fort pour tenir une image de marque et travailler une expérience client différente des autres basées sur le service et l’authenticité. Donc quand j’ai vu cette publication, je ne comprenais pas trop ce que je vivais. C'est bien de s'inspirer, mais c'est encore plus important de créer ses propres lignes directrices. »

Plusieurs personnes se questionnent sur la valeur légale de tout ça. Andréanne explique qu'elle n'a pas entamé de procédures contre la jeune compagnie, principalement parce que celle-ci l'a contactée pour s'excuser et qu'elle a retiré les propos. 

« Womance c’est une marque de commerce enregistrée, on détient la propriété intellectuelle complète de ce qui l’entoure donc mes avocats ne s’en sont pas mêlés parce que je pense qu’elle ne recommencera pas, du moins qu’elle va guider la création de sa nouvelle compagnie un peu moins près/semblable que Womance. Les propos écrits sur Womance sont des phrases que tout le monde peut écrire/penser mais les plagier pour s’en servir pour faire la promotion de sa propre compagnie, ça peut être plus dangereux. » 

Au final, Andréanne explique qu'elle a essayé de prendre le tout en souriant. Elle se dit plus déçue que fâchée par toute cette situation, mais elle a décidé de se concentrer sur sa compagnie alors qu'une toute nouvelle collection sort ce soir. 

« (...) Mais tu sais, c’est ce que je disais aux filles au bureau. On travaille vraiment fort et je suis convaincue que l’on travaille vraiment bien. Nos clientes et nouvelles clientes sont satisfaites. On offre un service à la clientèle qui nous rend plus que fières, de la variété, la livraison à 3,99$ en 1-3 jours ouvrables, une assistance au magasinage avec chat en ligne, tous les vêtements sont vendus en looks pour faciliter la tâche. On est super fière de ce qu’on fait alors à la fin de la journée, c’est plate et surtout super étrange, mais j’ai continué à faire des boîtes jusqu’à 19h hier soir pareil en envoyant chaque colis en me disant que j’aime en tabarouette ce que je fais. »

La réponse que Maud Poulin a donnée aux clientes questionnant la situation circule sur Instagram. Selon les dires de l'entrepreneur, c'est une rédactrice pour la compagnie qui aurait plagié Womance:

[rebelmouse-image 25936165 photo_credit="maudpoulin" expand=1 original_size="710x1284"]

Alors que nous avons directement contacté la Boutique Blaze, nous avons eu une réponse du même ordre: 

« Après avoir remarqué les similarités, nous avons immédiatement retiré la publication. Nous travaillons maintenant avec une équipe de rédacteurs pour éviter ce genre de situation. Nous avons présenté des excuses sincères à l’équipe de Womance pour qui nous avons beaucoup d’admiration. »