Quand tu l'as rencontré, c'était un jour comme les autres. Tu n'étais pas à la recherche de l'amour, loin de là. Tu voulais simplement profiter de la vie et de ce qu'elle avait a offrir. Tu t'étais toujours considérée comme étant indépendante et tout ce que tu voulais faire c'était t'amuser. Mais toutes les histoires de coeur commencent quelque part et c'est cette journée-là que la tienne s'est émerveillée. 


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Tu as su qu’il était libre et tu l’étais aussi. Déjà là, il répondait à la moitié de tes critères. Ça n’a pas été le coup de foudre tout de suite, on ne va pas se mentir. Au contraire, t’as appris à l’aimer comme on apprend à faire du vélo. La seule différence, c’est que personne ne t’avait préparé à ce qui s’en venait et tu n’avais aucune petite roue sur laquelle t’appuyer pour éviter de tomber.

Évidemment, il est entré dans ta vie et il était là pour y rester. Sans quoi, on ne serait pas là en train de parler de votre histoire. Et tout au long de votre relation, tu n’étais pas capable d’expliquer ce que tu ressentais. C’était la première fois que tu laissais la vulnérabilité céder place à l’indépendance et tu ne t’étais jamais sentie aussi légère, aussi libre. Tu souriais bêtement lorsque tu pensais à votre avenir et il alimentait tes rêves comme un souffle sur un lit de braise. 

Tu ne l’avais pas venu venir, mais un jour, il a mis un terme à tout ça, il a mis un terme à vous. Tu t’es sentie anéantie, complètement démunie. Tu as pleuré des heures et des heures dans ton lit pour finir par t’endormir d’épuisement. Tu mettais une main sur ta bouche, pour éviter que quelqu’un t’entende et l’autre sur ta poitrine, là où ça faisait mal. Tu craignais la nuit durant le jour et le jour pendant la nuit.

Tes amies se sont donné la mission de te le sortir de la tête. Elles te disaient qu’il te méritait pas, qu’il manquait quelque chose. Mais c’était lui qui te manquait. Tu as tout perdu lorsqu’il t’a quittée. Les sentiments de vide et d’impuissance, ce sont les seuls que tu étais encore capable de ressentir.

T’as fini par te dire qu’elles avaient raison et ce fût à ton tour de te convaincre que t’avais get over it. Tu te surprenais à l’insulter et à dresser des listes de qu’est-ce que tu haïssais chez lui. Mais, au final, une partie de toi l’avais pas oublié et ça servait à rien de se persuader du contraire. C’est facile de mentir aux autres, mais à soi-même, c’est autre chose.

Maintenant, t’as peur. T’as peur de ne plus jamais te sentir mieux. T’as peur de toujours le comparer aux autres et t’as peur que personne ne puisse le remplacer. T’as peur d’apercevoir son ombre, de le confondre avec un autre et de vouloir crier à t’époumoner. T'as peur de ne plus savoir comment avancer.

Un moment donné, tu vas voir, tes larmes vont s’estomper petit à petit et tu vas penser que tu auras finalement passé à autre chose. Puis, ça va te frapper de plein fouet. Tu vas laisser tes pensées divaguer l’espace d’un instant, les laissant te remémorer votre histoire. À ce moment précis, tu sauras que tu ne passeras jamais complètement à autre chose. Tu t’en souviendras toute ta vie, de vos moments ensemble, des beaux comme des moins beaux.

C’est comme ça qu’il est devenu celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Parce que l’entendre te fait trembler de souvenirs et de douleurs. Alors, t’apprends à vivre avec le vide causé par son absence. Au fond de toi-même tu l’aimes encore, même après toute la souffrance qu’il t’a fait subir. Et en lisant ceci, tu penses à lui et tu sais que tu l’aimeras encore longtemps, bien trop longtemps.


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