J’ai cette habitude de me poser 100 000 questions par jour. Pas que j’me questionne parce que j’suis perdue, mais par simple curiosité. «Mes questions à mille piastres », comme dit ma mère, peuvent être lourdes quand on ajoute mon côté verbomoteur. J’en pose, et j’arrête pas. Une toujours plus étrange que l’autre, l’autre toujours plus improbable que la prochaine. Mais y’en a une. Une qui me chicote plus que toutes : et si on arrêtait de jouer une game

Moi qui overthink comme si c’était ma job, j’ai pris cette question et j’ai réfléchi. Et j’ai pensé jusqu’à ce que j’aie mal à la tête. Puis, j’en suis venue à une conclusion, ou plutôt, à deux. 


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Et si on arrêtait de jouer une game? Peut-être bien qu’on pourrait être heureux, tout simplement. On laisserait les enfantillages derrière nous, et on agirait comme notre âge. Puis on s’aimerait, sans crainte. Sans peur de se faire avoir dans la stratégie de jeu de l’autre. On irait visiter l’autre coincé en prison jusqu’à ce qu’on passe 3 fois Go, mais ce tour inutile ne serait pas si pire que ça. C’est une case sans possibilité que tout le monde haï, mais on s’en foutrait. On ne jouerait pas au jeu pour gagner ou écraser l’autre. On jouerait ensemble, et venant d’une fille très compétitive, ça veut dire beaucoup tout ça. 



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Et si on arrêtait de jouer une game? Peut-être bien qu’on vivrait une fin plus qu’atroce. Parce que la game, c’est peut-être tout ce qu’on est. Et que, sans elle, l’attirance qu’on à l’un pour l’autre disparaitrait. J’aime penser que ce qu’on l’on ressent va plus loin que la fébrilité d’un challenge ou d’une game, mais qui sait. Moi qui aime les choses compliquées, et toi qui est tout sauf simple, c’est peut-être la seule chose qui fait brûler la flamme. 

Alors si on arrêtait de jouer une game, on serait condamnés à une des ces 2 possibilités. Une est l’extrême de l’autre, mais je suis tout de même incapable de te dire laquelle s’applique à nous. À travers les games, la manipulation et les mensonges, jamais aucune manière de savoir c’que tu me réserves. 



La game, elle est excitante. Elle garde mon intérêt pour toi intact depuis très longtemps. Et pour l’instant, je joue. Je m’embarque, et je navigue à travers toute la bullshit qu’elle implique. Je garde ma tête hors de l’eau, mais je suis sur le bout de mes orteils. Et si tu rajoutes une goutte, je ne serai pas assez grande pour y rester. 

Un jour, j’vais être tannée de jouer. Et un jour, un de nous va devoir en sortir gagnant, et l’autre perdant. Alors en espérant que la game est nulle, et qu’on en sorte les deux gagnants.


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