Il y a quelques mois de ça, j’me trouvais avec un backpack au dos qui pesait 20 tonnes. J’en avais plein mon casque de l’école et j’étais en manque de social. Mon isolation nocturne dans la bibli avait remplacé mes soirées sur St-Laurent, et mes conversations avec la bibliothécaire avaient remplacé celles avec les beaux gars des bars. 

Et puis je m’en suis sortie. J’ai défait mon backpack, j’ai jeté mes notes et mes livres d’école à la poubelle (c’t’une joke, ça vaut beaucoup trop cher pour jeter ces maudits livres-là), et mon été à débuté. Sans attente à part le beau temps, j’ai rencontré un gars. 

Et oui, c’est digne du film Grease. On s’est pas rencontré sur la plage comme Danny et Sandy, mais le feu chez une amie a fait l’affaire. Avec la job de jour, mes soirées libres, et 4 mois à perdre, un amour d’été semblait idéal. 



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Le début était magique. Tout était tout nouveau tout beau, et mon Dieu qu’on tripait. J’avais trouvé ma personne. Celle qui me prêtait un gilet quand ça se rafraichissait dans les party piscine, celle que je textais à la toilette quand je m’accordais un break bien mérité des clients, celle qui comptait les étoiles couchées avec moi sur mes chaises longues. 

On avait une entente : on allait suivre les saisons, et quand le beau temps allait prendre fin, notre relation ferait de même. La réalité des choses, c’est que nos vies concordaient, mais seulement l’été. J’ai de la misère à me trouver du temps pour dormir dans mon horaire, et lui c'était pareil. Sans parler qu’il n’était que de passage pour un stage, et les 800km qui allaient nous séparer en septembre étaient insurmontables. On s’était alors dit qu’il n’y avait aucune raison de souffrir à essayer d’ajuster notre nouveau quotidien au reste de l’année. 


Et là, je me suis mise à capoter. L’été achevait, et je ne comprenais pas pourquoi moi, la hopeless romantic, j'avais pris cette entente. Les émotions, plus spécifiquement l’attachement sentimental, c’est incontrôlable. Une entente conclue avec une poignée de main, ça ne protège pas des émotions qui peuvent faire surface après le fait. 

J'ai alors suggéré l'impossible. Ça ne me tentais pas de frapper un mur en septembre. « On s'essayes-tu? ».

Tu m'as écouté raisonner, je t'ai écouté t'expliquer. J'ai tout fait pour retenir mes larmes, t'as tout fais pour amortir le coup. Un amour de vacances: c'est tout ce qu'on était.


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Tout ce qui s’allume vite, brûle vite aussi. Sous la limite de temps qu’on s’était établi, tout se déroulait en accéléré. Je me suis laisser emporter par les émotions, et la logique à pris le bord.

Contrairement à Grease, t'es parents ne déménageront pas dans ma ville, et je ne te croisera pas dans les couloirs de l'école en septembre. Tu vas retourner à ta routine habituelle et moi à la mienne. Et pour ce qui en est du "nous", on ne sera que cet amour de vacances qui n'a pas pu survivre les autres saisons. 


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