Vous avez tous certainement entendu parlé sur un quelconque réseau social du 27e anniversaire du massacre de l'École Polytechnique de Montréal hier. Bien que ce soit un tragique événement survenu bien avant la naissance de plusieurs d'entre-vous, il reste néanmoins une douleur et un souvenir de cette journée de décembre où 14 vies ont été cruellement enlevées.

C'est parfois délicat de poser des questions à un proche ou à une personne ayant vécu ce drame pour s'informer un peu. Il est toutefois important de savoir ce qui s'est passé lors de cette après-midi lugubre, puisque malgré les années qui séparent cette tuerie d'aujourd'hui, les motifs et les impacts sont toujours présents en 2016.

En bref

Le 6 décembre 1989, une tuerie éclate à l'école d'ingénierie de Montréal. Au final, 14 femmes dont 13 étudiantes y perdent la vie avant que leur meurtrier ne s'enlève la sienne aussi.

L'auteur de ce crime, Marc Lépine, s'attaquait directement aux femmes, les blâmant de prendre trop de place dans un domaine d'hommes, soit la profession d'ingénieur.

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En détails

Un peu après 4h de l'après-midi, Marc Lépine, âgé de 25 ans, entre à la Polytechnique de Montréal armé d'un fusil et d'un couteau. Il se promène dans l'école jusqu'à 5h10, quand il entre dans une classe d'ingénierie mécanique et demande aux hommes de sortir de la classe.

« Je combats le féminisme » a été sa première phrase prononcée de la journée. Il tire ensuite les 9 femmes présentes dans la classe, tuant 6 d'entres elle. Il continue sa tournée au 2e étage et recharge son arme dans la cage d'escalier, puis tue une employée du service financier à travers une vitre de porte.

Il se rend ensuite dans la cafétéria principale, tuant par balles 2 femmes. Dans une pièces de stockage d'à côté, il enlève la vie à 2 autres étudiantes avant de se rendre dans une classe au 3e étage. Il tue 2 autres étudiantes dans la première rangée de classe puis 2 autres qui tentaient de se cacher sous les bureaux.

Il achève son massacre par trois coup de couteaux dans le corps de la dernière étudiante ayant perdue la vie cette journée là.

Il s'enlève ensuite la vie, but ultime qu'il avait écrit dans une lettre de suicide cachée à l'intérieur de son manteau.

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Les victimes

  • Geneviève Bergeron, génie civil
  • Hélène Colgan, génie mécanique
  • Nathalie Croteau, génie mécanique
  • Barbara Daigneault, génie mécanique
  • Anne-Marie Edward, génie chimique
  • Maud Haviernick, génie de matériaux
  • Maryse Laganière, service des finances
  • Maryse Leclair, génie des matériaux
  • Anne-Marie Lemay, génie mécanique
  • Sonia Pelletier, génie mécanique
  • Michèle Richard, génie des matériaux
  • Annie St-Arneault, génie mécanique
  • Annie Turcotte, génie des matériaux
  • Barbara Klucznik-Widajewicz, sciences infirmières

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Impact

14 faisceaux de lumières ont été installés au sommet du Mont-Royal lors des 25 ans de commémoration de la tragédie (en 2014) et ils ont été allumés hier soir en mémoire des victimes du massacre de Polytechnique.

Le Parlement de Canada a inauguré le 6 décembre comme étant la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes pour se tenir debout contre la violence aux femmes.

Le film Polytechnique sorti en 2009 réalisé par Denis Villeneuve est fondé sur les événements réels produits le 6 décembre et raconte l'histoire de deux étudiants dont la vie bascule suite à cette tragédie.


Pourquoi c'est important

 J'pense pas qu'il faut se rappeler du 6 décembre comme étant lugubre, #ohmygod, « les gars sont fous », « les filles sont en danger ». Non.
J'pense plus que, même si ça fait plus d'un quart de siècle que ces 14 innocentes vies ont été enlevées, les gens doivent connaître l'histoire dans le but de rendre Montréal plus équilibrée, plus sécuritaire, plus ouverte d'esprit et surtout plus 2016. Parce que oui, encore aujourd'hui, même si on essaye de le cacher ou de l'ignorer, c'est pas 100% l'égalité des sexes même au Québec, ni le respect des sexes non plus.
J'pense, en tant qu'étudiante moi aussi en génie à la Poly, que personne ne devrait hésiter sur un choix de carrière, un choix de vie, un choix de passion seulement parce qu'une majorité de l'autre sexe est dans le domaine.
#befree #love.
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