Mercredi, un article intitulé « Une jeune bouchère ciblée par des activistes véganes », publié sur le site de TVA Nouvelles, a semé la controverse sur les réseaux sociaux. Le média affirmait qu'une jeune bouchère de 26 ans dénonçait le fait que des activistes véganes aient réussi à faire fermer son compte Instagram en l'ayant également menacé de mort. Le média a donné parole à la jeune femme qui explique avoir perdu beaucoup de contrats et d'opportunités à cause de ces « groupes d’activistes engagés contre l’exploitation animale ». 

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Dans l'article, plusieurs déclarations de la bouchère, Dominique Rioux, dénoncent la situation qu'elle trouve très difficile à vivre: « Je trouve ça un peu triste. J’ai l’impression de ne pas pouvoir m’exprimer entièrement dans mon art. Je peux montrer les plats, mais pas ce qui vient avant ».

Son art, il pose un problème actuellement sur les réseaux sociaux alors qu'il consistait en fait en publier des parties d'animaux morts. Sur Facebook circulent à une vitesse monstre les photos qui parraissaient sur le compte que les groupes d’activistes ont conservé en preuve. 

Via Sylvie Paradis - Capture d'écran

Au moment de comment à écrire cet article, la publication était à 2 600 partages. Au moment de le terminer, elle était déjà à 2 700. 

Alors qu'on reproche aux personnes véganes de brimer le travail et la qualité de vie de la bouchère, Jessie Nadeau, activiste végane, a usé de sa visibilité de 152 000 abonnés Instagram pour mettre les pendules à l'heure alors qu'elle est allée elle-même voir en quoi consistait la controverse. 

« Elle n'a pas respecté les règles d'Instagram. Dans son entrevue avec un média de masse, elle dit que c'est à cause des véganes (la fermeture du compte). Qu'elle a reçu des menaces de mort, puis, bref...Elle est victime des véganes. Je me suis dit que j'irais voir. »

Jessie (et PH qu'on voit pour la toute première fois totalement en colère dans la Story de Jessie), dénonce le fait qu'on ait donné tribune à la bouchère sans montrer l'autre côté de la médaille: les photos particulièrement choquantes partagées par la jeune femme. 

« Les médias auraient pu être plus objectifs et montrer les photos qu'elle publiait sur son compte Instagram. »

Via jessie.nadeau

Via jessie.nadeau

Via jessie.nadeau

Via jessie.nadeau

« Dans tous les cas, je suis pas mal certaine qu'il n'y avait pas que des véganes qui étaient choqués de son contenu. » 

Elle explique également que les pratiques sont « choquantes, extrêmement irrespectueuses (même pour les carnivores) et sans aucune reconnaissance. Elle humilie les cadavres de manière indécente. Ça ne justifie pas le fait de recevoir des menaces de mort, mais plusieurs de ses photos et comportements sont inacceptables. » 

Via jessie.nadeau

Malgré les 2 700 partages de la publication ci-haut qui s'indigne devant le reportage qui victimiserait la bouchère, l'activiste Sylvie Paradis écrit publiquement sur Facebook avoir « honte » alors qu'elle reçoit une tonne de messages de personnes qui prennent un malin plaisir à répondre à sa publication en lui envoyant des photos de viande animale: « Nous sommes une cause perdue et quelle honte de voir toutes ces personnes qui ont des enfants et animaux de compagnies rires des pauvres bébés animaux décapités et cracher à la gueule de ceux qui se battent pour leurs droits et bien-être. »  

Le combat est donc loin d'être terminé, mais on se réjouit de voir l'importance que ça prend alors que c'est des milliers de personnes, véganes ou non, qui sont touchées par la cause. 

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