J'étais assise sur le siège avant d'ta voiture. Je te regardais fixer l'horizon, tourmenté. Ces minutes me paraissaient interminables et pourtant, je souhaitais qu'elles ne se terminent jamais. Puis, tu as mis fin au silence qui pesait sur le temps. 

"Je ne t'aime plus, j'suis désolé."

Mon monde s'est écroulé. Il n'y avait aucune explication possible mis à part le temps qui a mal fait les choses, le temps qui nous a fait comprendre qu'on n’était pas fait l'un pour l'autre. 


À lire aussi:


Le jour où j'ai fermé la porte avant de ta voiture, j'ai aussi fermé la porte sur une partie de ma vie... Je m'suis écroulée sous le poids de la peine, de la douleur et de la nostalgie. J'avais vraiment l'impression que ma vie n'avait plus d'sens. Que tout ce que j'avais construit avec toi pendant les dernières années n'était qu'un souvenir qui ne me servait à rien d'autre qu'à souffrir.

Mais la peine c'est aussi éphémère que le rire ou la colère. Ça finit par passer. Je sentais la douleur quitter mon corps tranquillement pour laisser la place à une impression de vide.

Ma vie n'était pas ce que je voulais qu'elle soit. JE n'étais pas celle que je souhaitais être. Alors, j'ai plié bagage et j'ai décidé de changer de vie. De prendre un nouveau départ et de suivre seulement mon instinct. 

J'ai tout laissé derrière moi, ma ville natale, mes amis/es d'enfance, mon emploi. J'ai pris 2 valises, mes 300$ en banque et j'suis partie.

RIEN n'est allé comme prévu. Je n'aimais pas mes cours à l'université, je n'avais aucune vie sociale, aucun emploi. Puis, j'ai commencé à faire des choix pour moi et tout a changé. Malgré les épreuves, les moments de doutes, les peurs, j'suis finalement là où j'voulais être : à ma place. 

Tu as été mon premier amour. Tu as été celui qui m'a fait vivre des milliers de premières fois, dont celle-là. Celle où, assise sur le siège avant de ta voiture, mon coeur s'est brisé, pour la première fois. Tu es l'origine de ma plus belle et grande leçon de vie : sans la peine, les épreuves ou les moments de doutes, la vie ne serait pas ce qu'elle se doit d'être; heureuse et comblée d'une série de premières fois.

Le jour où j'ai tout quitté, j'ai su que je n'allais jamais revenir parce que je ne quittais pas ma vie, je quittais le malheur qui pesait sur elle pour enfin sourire et vivre.


Plus d'articles du genre:

Les commentaires sont maintenant fermés.
Paramètres de compte
Notifications
Favoris
Me déconnecter

Enregistre cet appareil afin de recevoir des notifications