L'agent d'Alanis et LP nous explique exactement c'est quoi sa job d'agent d'influenceurs - Narcity

L'agent d'Alanis et LP nous explique exactement c'est quoi sa job d'agent d'influenceurs

Louis-Philippe Fournier de l'Agence Koval nous parle du métier d'agent d'influenceurs.

En 2018, on a beaucoup entendu parler des influenceurs sur Instagram. Parmi les influenceurs québécois qui se sont le plus démarqués, on pense entre autres à Alanis Désilets, LP Lacroix, Noémie Bannes et Jessie Nadeau. Non seulement ces anciens candidats d'OD Bali ont su profiter de leur popularité soudaine après l'émission pour s'impliquer dans de nombreux projets qui leur tiennent à coeur, mais ils ont tous aussi une chose en commun. Ils ont le même agent: Louis-Philippe Fournier, de l'Agence Koval.

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Tu as certainement entendu parler ou bien vu Louis-Philippe Fournier sur Instagram. C'est un des meilleurs amis à LP, Alanis et Catherine, et il a aussi fait une apparition dans le documentaire Après OD l'an dernier sur Noovo. À part avoir des amis famous, Louis-Philippe qui a une maîtrise en marketing numérique a aussi fondé sa propre agence et gère maintenant la carrière de plusieurs influenceurs québécois.

Étant donné qu'on n'est toujours curieux d'en apprendre plus sur l'univers des influenceurs, on lui a posé quelques questions afin qu'il nous explique son rôle en tant qu'agent d'influenceurs. 

@fournylee_officielembedded via  

Louis-Philippe s'est toujours intéressé au marketing d'influence ailleurs aux États-Unis et en Europe. Alors qu'il travaillait dans des agences de marketing web, il s'occupait des réseaux sociaux des entreprises, donc Facebook, Instagram, Snapchat etc. Il s'est ensuite spécialisé en marketing d'influence et a, par la suite, décidé de se partir à son compte parce qu'il avait une vision précise du travail qu'il voulait faire. 

« La différence entre vendre un article dans un journal, un blog ou encore un billboard sur le bord de la 15, c'est que moi je fais des partenariats avec des personnes, des êtres humains et ce qui pogne c'est les émotions. Donc c'est des personnes à la fin de la journée et avant de parler d'argent, avant de parler de chiffres, je me demande s'il y a un fit entre l'organisation et l'influenceur et c'est pas toutes les agences qui pensent comme ça. »

Ça a d'abord commencé à la sortie d'Occupation Double Bali de son meilleur ami LP alors qu'il avait 30 000 abonnés sur Instagram sans trop savoir quoi en faire. « Je lui ai dit tu me laisses tu 6 mois, il m'a dit oui, il m'a donné son Instagram pis on a bâti ça, bon an mal an, en même temps que j'avais mes autres agences. Pis là, les gens commençaient à aller voir LP pour lui demander comment il a fait pour avoir ça et graduellement j'ai pris avec moi Alanis, Jessie, Noémie, Alex Labbée et PH», affirme-t-il.

@jessie.nadeauembedded via  

Quand on demande à Louis-Philippe en quoi exactement cela consistait d'être agent d'influenceur, il répond simplement que « dans le fond toute le bout plate des influenceurs c'est (lui) qu'il le fait.» Bureaucratie, paperasse, faire les factures, corriger les fautes dans les publications, faire une stratégie avec l'entreprise, dealer combien ça vaut, il offre vraiment un « service 360 », comme il dit. 

« C'est des gens (les influenceurs) qui deviennent des entrepreneurs du jour au lendemain, en tout cas les miens, ce qui fait qu'ils ne sont pas prêts à ça. C'est un peu un rôle de mentor et de coaching d'entrepreneur, plus conseiller marketing stratégie, que je fais avec eux.» 

Depuis quelques temps, l'agence Koval connaît un hype et Louis-Philippe reçoit de plus en plus de DM de micro-influenceurs qui lui demandent comment faire partie de l'agence ou s'ils ont les bons critères pour devenir influenceurs. Pour le jeune homme, c'est une question de feeling avec la personne. Il priorise aussi l'engagement des followers au nombre d'abonnés.

Donc si tu as 100K abonnés, mais que tu n'as pas de likes ou de réponses à tes publications, c'est moins intéressant que quelqu'un avec une plus petite communauté, mais qui entraîne beaucoup de réactions. 

« Je ne travaille pas avec des gens avec qui je n'ai aucune affinité, parce que comme j'ai dit c'est des émotions, c'est des relations. Ça c'est le premier point, le deuxième point c'est de savoir est-ce que je peux t'apporter quelque chose à toi, as-tu un branding, as-tu quelque chose, une niche sur laquelle on peut bâtir ensemble ? » 

@noemiebannesembedded via  

Par exemple, la stratégie marketing et le branding pour Alanis sont différents que ceux de Noémie. Alanis est plus dans le body positivism donc Louis-Philippe trouve des partenariats qui se rattachent à ça. Ce n'est pas les mêmes clients et les mêmes marques que pour Noémie qui, elle,  est plus dans le lifestyle montréalais. 

Il dit d'ailleurs qu'une autre grosse partie de son travail est de faire de l'éducation avec les entreprises sur le marketing d'influence parce que souvent elles imaginent l'influenceur comme un panneau publicitaire alors que ce n'est pas le cas. 

«Par exemple ils vont écrire à Noémie pour quelque chose qui fit vraiment pas avec elle, mais qui serait un meilleur fit avec Alanis et vice versa. Donc je suis capable de prendre les commandes qu'on a et de les dispatcher, si on veut, au bon artiste qui fait du sens avec leur brand personnel.»

Louis-Philippe poursuit en soulignant que pour lui, c'est important que ses influenceurs développent leurs projets: « À long terme, je veux que chacun de mes artistes promeuvent leurs propres services à eux. On essaye un peu de sortir d'Instagram, comme avec LP on a vendu des programmes d'entraînements, vu qu'il est entraîneur. On essaie de devenir indépendants pour pas seulement être un panneau publicitaire et faire des millions de pubs par année.» 

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@lp.ahlperformanceembedded via  

Finalement, on ne devient pas influenceur selon Louis-Philippe, on l'est. « Si t'as à devenir influenceur, ça va le devenir de par qui tu es. Essaie pas de devenir quelqu'un d'autre pour l'être. Si tu l'as en toi, ça va se faire naturellement. L'ABC de l'influenceur n'existe pas, sois toi-même et si tu as à le devenir ça va se faire tout seul. »

 

 

 

 

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