Les «influenceurs», c’est pas des caves superficiels - Narcity

Les «influenceurs», c’est pas des caves superficiels

C’est de ça que tout le monde devrait parler.

Le mot «influenceur» a une connotation négative. On entend souvent qu’il s’agit d’individus imbus d’eux-mêmes qui ne pensent qu’à cumuler des likes sur des selfies.

Ce que l’ont ne voit pas derrière le filtre Instagram (ou VSCO cam, ou Facetune ou Snapseed), c’est tout le travail, les milliers d'heures et la résolution que ça prend pour devenir une personnalité publique en ligne.

Elisabeth Rioux, Marc Fitt et Alicia Moffet de la nouvelle émission Influenceurs ont été reçus sur le plateau de Tout le monde en parle la semaine dernière. Ce qui a trendé sur Facebook après c’est la supposée condescendance de Guy A. Lepage, et la superficialité de ce métier.

via @aliciamoffet

Ce qui n’a pas été dit, c’est que c’est épeurant en cr*ss de se mettre de l’avant comme ils le font. Leur marque, c’est leur face, leurs fesses ou leurs muscles. Bref, peu importe la partie du corps qu'ils mettent de l'avant, c’est 100% eux. Il faut être vraiment game pour se pitcher de même dans le vide et s’ouvrir ainsi à la critique.

Qu’on aime ou qu’on aime pas, on les suit quand même «les influenceurs» sur les médias sociaux. Kylie Jenner n’a pas cumulé 99 millions d’abonnés à coup d’amour et de messages doux comme un Calinours. Il y a énormément de hate sur son compte et ça lui donne sûrement un pouvoir d’influence encore plus grand. Un hater est souvent beaucoup plus engagé que celui qui apprécie le contenu.

via @elisabeth.rioux

Qu’on soit d’accord ou pas avec l’ère dans laquelle nous sommes, «la société» dénonce la superficialité d’Instagram tout en mettant le nouveau rouge à lèvres d’Alicia dans son panier. Les filles les achètent les maillots d’Elisabeth, et les gars s’entraînent en écoutant les podcasts de Marc Fitt. Leurs ventes, leurs cotes d'écoute et leurs likes en disent long sur la contradiction. «Personne écoute OD», mais 1,5 millions de personnes visionnent les épisodes chaque semaine.

Finalement, leur image photoshoppée en ligne n’est que la vitrine d’une compagnie qu’ils dirigent avec succès à un si jeune âge, et ça, ça devrait être plus liké que leurs dents blanches. Rappelons-nous qu'Alicia a 19 ans et qu'Elisabeth a 20 ans. Si ça c'est être cave, il faudrait changer la définition.

C’est de ça que tout le monde devrait parler. «Influenceur» n’est finalement qu’un mot plus trend et glamour pour dire entrepreneur. On devrait arrêter d'envier leur silhouette ou leur vie «parfaite». On le sait tous en 2017 qu'Instagram c'est fake AF. On devrait plutôt se laisser inspirer par leur détermination, leur patience et leur ténacité.

via @marc_fitt

La publication d'une photo sur Instagram à 10 000$, c'est probablement éphémère. Dans quelques années, un nouveau média social va voir le jour et IG ira rejoindre MSN et Myspace au cimetière. Le mot «influenceur» va probablement mourir en même temps. Finalement, ce qu'ils font, c'est du marketing pur et simple: ils se commercialisent eux-mêmes.

Le premier épisode d'Influenceurs a été diffusé la semaine passée à VRAK. Ce n'était que la présentation des six personnalités qui seront suivies par les caméras. Les prochaines émissions vont nous dévoiler les dessous de la vraie vie d'Elisabeth Rioux, Marc Fitt, Alicia Moffet, ainsi que de la YouTubeuse Gloria Bella, la gamer Stéphanie Harvey et l'artiste Pony. Il semble y avoir pas mal de larmes, de solitude et d'incertitude derrière leur écran.

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Laurie Bergeron