Avec du recul, je réalise à quel point j'ai été chanceuse d'avoir un secondaire sans Facebook, Instagram, Snapchat et même avec un accès restreint aux téléphones cellulaires, alors qu'ils ont eu leur explosion de popularité à la fin de mon passage, avec accès assez restreint à l'internet. 

Maintenant que l'utilisation des technologies est rendue un must, et même une nécessité alors que certaines écoles requièrent la tablette pour leurs cours, il y a maintenant de nouvelles problématiques qui apparaissent. 

Parmi celles-ci, le fameux partage de « nudes » ou  « sextos », ces messages textes et photos à caractère sexuel qu'on réserve pour des personnes bien spéciales. Alors qu'on a souvent entendu de la circulation de ce genre de photos qui dégénère, c'est dans le métro de Montréal que j'ai appris que ce genre de partage, sans le consentement de la personne sur la photo ou dans la vidéo, était maintenant illégal.

Via jschartrand

Une publicité partagée par Cyberaide.ca partage l'info, et t'invites à aller sur leur site pour comprendre la loi et savoir comment elle s'applique.

Voici, ce que la loi indique: 

« Le Canada s’est doté d’une loi pour faire face à la diffusion non consensuelle d’images intimes. Il est désormais illégal de diffuser une « image intime » de quelqu’un sans son consentement.

Supposons par exemple qu’une personne possède des images à caractère sexuel ou intimes de toi et que ces images ont été prises dans l’intimité. Des accusations pourraient être déposées contre cette personne si elle publiait ces images sur Internet ou les transmettait à quelqu’un d’autre en toute connaissance de cause, sachant que tu n’y consentirais pas (ou sans se soucier de savoir si tu y consentirais ou non). Étant donné la gravité des accusations criminelles, tes recours ne seront probablement recevables que si l’on peut t’identifier clairement sur les images, par exemple par ton visage ou par un autre caractère distinctif, ou par un texte accompagnant l’image et mentionnant qu’il s’agit de toi. » 

Par « images intimes », la loi inclue toute photo ou vidéo qui contient de la nudité, expose des organes génitaux, fesses ou ses seins ou qui se livre à une activité sexuelle explicite. Celle-ci doit aussi répondre à deux conditions: 

1-  « Lors de la réalisation de l’enregistrement, les circonstances faisaient en sorte que la personne montrée dans l’enregistrement pouvait raisonnablement s’attendre à la protection de sa vie privée. » 

2- « Au moment où l’enregistrement a été distribué sans consentement, la personne montrée dans l’enregistrement peut toujours raisonnablement s’attendre à la protection de sa vie privée. » 

Donc, par exemple, une personne ne pourrait pas faire plainte parce qu'un vieux porno ou des photos du genre réalisées dans un usage commercial font surface.

La site de Cyberaide.ca explique également quoi faire en cas de chantage, menaces ou partages du genre. Le site s'occupe des cas impliquant les personnes de moins de 18 ans, mais rappelle que l'infraction de distribution non consensuelle d’une image intime s’applique aussi aux adultes. 

Pour ma part, je m'inquiète alors que je crois sincèrement qu'on devrait sensibiliser les mineurs à ne pas partager ce genre de photos et je trouve ça assez triste de voir que c'est rendu dans le métro.

Ça ouvre le débat: est-ce que le fait d'en parler ouvertement comme ça normalise la pratique et la présente aux plus jeunes qui utilisent le transport, ou est-ce une bonne initiative de prévenir et sensibiliser, parce que ça arrive de toute façon ? 

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