Des étudiants dénoncent la manière « injuste » dont sont traitées les plaintes d'agressions sexuelles à l'Université de Montréal - Narcity

Des étudiants dénoncent la manière « injuste » dont sont traitées les plaintes d'agressions sexuelles à l'Université de Montréal

Une lettre ouverte de la part d'étudiants pour dénoncer le procédé jugé injuste dans le traitement des plaintes envers les professeurs.

Il y a près d'un an, le mouvement #MeToo allait prendre l'ampleur qu'on lui connait. Les victimes à travers le monde se sont mises à dénoncer leurs agresseurs et, au Québec, Gilbert Rozon et Éric Salvail ont dû se retirer de la vie publique puisque leur comportement déplacé avait enfin été dénoncé.

En revanche, la problématique de la culture du viol demeure malgré les avancés de #metoo. À l'Université de Montréal, la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM) dénonce un problème dans la manière de gérer les plaintes de harcèlement et d'agressions sexuelles envers les professeurs. 

Lorsqu'une plainte est émise, le comité pour l'évaluer et pour réprimander l'agresseur est constitué seulement de... professeurs. Et c'est là tout le problème, selon les étudiants. Ce sont des collègues qui se jugent entre collègues. Il n'y a donc pas de vrai comité disciplinaire pour les plaintes liées aux agressions et aux harcèlements sexuels.

Depuis mars dernier, la FAÉCUM mène une campagne pour dénoncer cette façon de faire qu'elle juge injuste, non équitable et non transparente. Il semblerait que depuis mai dernier, aucun changement n'ai été apporté et que le dossier stagne à l'administration de l'Université de Montréal.

Pour ces raisons, la FAÉCUM publie une lettre ouverte sur ses réseaux pour dénoncer ce processus.

La culture du viol est toujours un problème au Québec. Une étude qui a été réalisée par Plan International Canada révèle des chiffres toujours désolants. Pour les femmes âgées entre 18 et 24 ans, seulement 12% d'entre elles se sentent en sécurité dans les lieux publics.

En revanche, le sondage révèle que le mouvement #MeToo a eu un impact positif. En effet, selon les chiffres de l'étude 68% des femmes interrogées disent que le mouvement leur a donné l'espoir quant à l'atteinte de l'égalité des sexes.

 

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