L'aménagement de la Place Bell près du métro Montmorency ne plait pas à tous. Bien sûr, c'est un bon coup pour le tourisme et une magnifique aréna et salle de spectacle, mais c'est aussi maintenant synonyme de trafic à toutes heures sur le boulevard de la Concorde, et surtout synonyme de centaines de voitures supplémentaires stationnées dans nos rues. 

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@placebellembedded via  

Selon La Presse, c'est une résidente de Laval-des-Rapides, Céline Lavoie-Beaulieu qui a exprimé l'opinion des résidents du quartier de l'assemblée du conseil municipal la semaine dernière: «Depuis l'ouverture de la Place Bell, le stationnement dans nos rues, c'est l'enfer. [...] Il n'est plus possible de recevoir des visiteurs.». Même son de cloche sur le boulevard Laval et Ampère alors que certains résidents préfèrent se garer dans la rue lors des moments peu achalandés pour garder leur stationnement personnel pour leurs invités pendant l'achalandage.  

Selon l'ancien conseiller municipal, Pierre Anthian, une de ces solutions pourrait être les fameuses vignettes qui sont actuellement distribuées dans deux quartiers de la ville: derrière le collège Montmorency et près du métro Concorde et près de l'hôpital de la Cité-de-la-Santé.

Pas de pitié du côté de l'administration du maire Marc Demers qui, elle, parle même d'éliminer complètement les vignettes. Selon la politique du stationnement lancée mardi dernier et repris par La Presse, on propose « d'installer des parcomètres, de revoir les modalités de délivrance des vignettes de stationnement, de favoriser les transports actifs, d'obliger les promoteurs à aménager des stationnements intérieurs et en réduire le nombre, ainsi que d'accroître le verdissement des aires de stationnement. »  

Oui, Laval aurait donc ses premiers parcomètres alors que la ville «vise à aménager Laval comme une grande ville du 21e siècle» dans son plan de Vision stratégique Laval 2035. Alors que les études de la ville démontrent qu'autour de la Place Bell et du métro Montmorency, les espaces de rues sont utilisés à seulement 30% (...ils ne rôdent clairement pas près de Momo un lundi matin à 10h, eux autres), on parle d'un changement d'habitude alors que les Lavallois considèrent que de stationner leur voiture devant leur maison est un droit. Selon la ville, la rue appartient à tout le monde et doit être utilisée plus stratégiquement, comme par exemple à Montréal. 

La ville parle de parcomètres, mais aussi d'inciter les transports actifs ou d'ajouter, comme on l'a par exemple fait sur le boulevard Industriel au grand regret de tous, des pistes cyclables qui réduisent le nombre de voies. Celle-ci fait d'ailleurs particulièrement jaser à Laval à cause du trafic monstre qu'elle crée, mais surtout parce qu'elle est complètement sous-utilisée.

Du 22 octobre au 14 novembre, la ville invite les Lavallois à participer gratuitement aux ateliers publics d'information et d'échanges sur le projet de politique de stationnement​. Il y en a actuellement 6 à l'agenda, et ce pourrait être un bon moment pour faire valoir ses points, avant de devoir débourser à l'heure pour se stationner sur le boulevard de la Concorde. Pour ceux qui ne peuvent se présenter, la Ville invite les citoyens à envoyer un message avec son opinion par courriel avant le 30 novembre 2018. 

Selon les chiffres présentés par la ville, Laval, c'est 250 000 véhicules pour 435 000 habitants, et 80 % du stationnement sur rue non occupé. C'est sûr si on met Saint-Vincent-de-Paul et Saint-François dans l'équation, je n'ai pas de misère à croire à la sous-utilisation des espaces de stationnement. Pas très pratique aller se stationner sur le bord d'un champ au milieu de nulle part.

 

 

 

 

 

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