Les acteurs québécois fâchés contre les policiers qui «volent les rôles»: Sophie Prégent de l'UDA répond - Narcity

Les acteurs québécois fâchés contre les policiers qui «volent les rôles»: Sophie Prégent de l'UDA répond

Ça sent la bisbille.

Au Québec, les séries et les films policiers ont vraiment la cote. De père en flic, District 31, 19-2, Blue Moon, Fugueuse, Bon Cop, Bad Cop ne sont que quelques succès québécois dans lesquels figurent des policiers. 

Le Journal de Québec a publié ce weekend une enquête sur les policiers qui arrondissent leur fin de mois en jouant à la police au petit ou au grand écran. Par exemple, le journaliste affirme que Podz a travaillé avec plusieurs vrais policiers pendant le tournage de 19-2. 

Plusieurs acteurs québécois dénoncent cette pratique. Selon eux, ce n'est pas juste que des policiers qui ont déjà un bon salaire, des avantages sociaux ainsi qu'un fonds de pension décrochent des rôles. Les comédiens au Québec qui doivent souvent cumuler les jobines afin d'arriver à vivre de leur art mériteraient davantage d'obtenir les contrats, rapportent-ils. 

À Montréal, 206 policiers affirment avoir un 2e emploi, et 34 d'entre eux sont acteurs on the side. Les chiffres sont similaires au niveau de la Sureté du Québec, qui compte 5 membres de l'union des artistes. La loi les oblige seulement à faire part de leur autre emploi à la direction.  (source)

Sophie Prégent, à la tête de l'UDA, a affirmé en entrevue avec le Journal qu'elle ne peut pas favoriser les acteurs au détriment des vrais agents de la paix. «On n'a pas le droit de faire ça», dit-elle. La femme de Charles Lafortune, elle-même actrice, dit qu'elle est là pour défendre les conditions des artistes et non pour faire la distribution des rôles. 

On assiste à un débat similaire à celui qui a eu lieu il y a quelques années, lorsque des humoristes ont commencé à «voler la job» aux acteurs, et que les acteurs ont commencé à obtenir des contrats avec les compagnies au détriment des mannequins. 

En novembre dernier, Sophie Prégent avait dû répondre à une lettre ouverte de Marc-André Grondin, qui n'était pas d'accord avec la façon dont elle avait traité l'affaire des comportements inappropriés du réalisateur Sylvain Archambault. D'autres acteurs avaient également criés au conflit d'intérêt, étant elle-même sur les planches. Un comédien anonyme s'est dit choqué du fait que la direction de l'UDA gagne dans les 6 chiffres par année, et qu'elle se fout de la réalité des comédiens québécois. 

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Laurie Bergeron