Le mercredi 17 octobre, les Canadiens célébraient (ou pas) un moment historique: la légalisation de cannabis au pays. Après plusieurs mois d'attente, on pouvait mettre les pieds dans les premières succursales de la SQDC, et les Québécois avaient pas mal hâte: des heures de files d'attente pour entrer - ou ne pas réussir à entrer - dans les fameuses succursales.

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On peut dire que ça aura été un hit: d'après TVA Nouvelles,  c'est près de 140 000 transactions qui ont été effectuées depuis le 17 octobre dernier. Le succès est à un point tel qu'on parlerait de fermer quelques succursales pour quelques mois, le temps de refaire le plein. 

À lire aussi: Société québécoise du cannabis (SQDC): des succursales risquent de fermer et d'autres n'ouvriront pas avant 2019

Dès le jour de la légalisation, ceux qui ne voulaient pas se déplacer avaient le choix de commander sur le site internet. Enfin, ça, c'est pour ceux qui ont eu la chance de commander ce qu'ils voulaient puisque, après 48h, c'est seulement 25 produits sur 63 qui étaient encore disponibles. Ce chiffre baisse à 17 aujourd'hui

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Chez Narcity, on a décidé de tenter l'expérience. Quelques employés ont commandé pour documenter le tout. (D'ailleurs, pour un article sur comment ça se passe, c'est ici) Aujourd'hui était le grand jour, on a enfin reçu la commande.

Sur le site de la SQDC, c'était bien clair: il faut avoir 18 ans pour commander des produits de cannabis, et, lors de la réception de la marchandise, on indiquait que le client devait avoir une preuve d'âge et sa pièce d'identité. Dans le cas contraire, Postes Canada repartait avec le colis: « L’acheteur de produits de cannabis dans SQDC.ca doit donc avoir 18 ans ou plus et en fournir la preuve lors de la livraison du colis. À cet effet, l’acheteur fournira comme preuve de sa majorité une des pièces suivantes acceptées par la SQDC : passeport valide, permis de conduire valide, carte d’assurance maladie valide. »

Aujourd'hui, un de nos employés a reçu le colis. Toutefois, la procédure avec l'employé de Postes Canada n'a pas été aussi rigoureuse que promise: l'employé a simplement demandé, verbalement, la date de naissance de cette personne de la vingtaine. Et voilà, après avoir validé que la date de naissance donnée concordait avec la date sur le bon de la SQDC, le paquet était donné. Aucune preuve d'identité n'a été demandée. 

Via Narcity

Évidemment, on a trouvé ça assez surprenant, on a donc songé d'autres Québécois, et la situation est encore plus étonnante: à Laval, un Québécois de 26 ans nous confie qu'on ne lui a rien demandé, à part son nom. L'employé de Postes Canada lui a dit son nom complet, suivi des mots « c'est toi ? ». L'homme de la mi-vingtaine a ensuite répondu « oui », et voilà, il avait le colis en sa possession.

Du côté de Montréal, une Québécoise, également dans la mi-vingtaine, raconte qu'elle a aussi une drôle d'expérience avec la SQDC. Pour sa part, elle était à la maison, mais l'employé n'a pas pris la peine de sonner. Il a simplement déposé l'avis sur sa porte, et a filé. 

Alors que les Québécois assument que la grève de Postes Canada est stratégiquement placée pour nuire à la SQDC, on peut aussi se demander si les employés, visiblement débordés par les milliers de commandes en ligne de la SQDC, n'ont pas une certaine nonchalance par rapport à la situation et décident d'oublier cette étape de pièce d'identité qui ralentit visiblement leur travail. 

Dans tous les cas, c'est assez surprenant. On se demande si le fait que les personnes recevant les colis aient toutes été dans la vingtaine affecte beaucoup le processus. On serait curieux de voir l'exercice avec une personne de tout juste 18 ans, parce que ce qu'on constate peut s'avérer assez alarmant. 

 

 

 

 

 

 

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