Une semaine après la légalisation du cannabis au Canada, on peut dire que la Société québécoise du cannabis (SQDC) n'était vraiment pas prête à un tel engouement de la part des Québécois.  

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Non seulement des centaines de personnes ont fait la file dès la première journée d'ouverture, mais les commandes en ligne ont aussi explosé dès que le site a été mis en service. Au total, c'est près de 140 000 transactions qui ont été effectuées depuis le 17 octobre dernier, d'après TVA Nouvelles. Résultat: des ruptures de stock dans toutes les succursales et en ligne pour presque tous les produits

À ce jour, il ne reste que 17 produits sur 68 de disponibles sur le site. En magasin, les étalages sont vides et, même avant l'ouverture, il y a eu un problème d'approvisionnement avec les producteurs. C'est donc ce qui a empiré la situation. 

Ces ruptures de stock sont vraiment problématiques et la SQDC envisage déjà la fermeture de certaines succursales. Le porte-parole de la SQDC, Mathieu Gaudreault avoue que « dans l'état actuel des choses, le maintien en opération du réseau de succursales sera un défi », a rapporté Radio-Canada. 

Via MTLBlog

Dans les boutiques, les employés n'ont pas grand-chose à faire. Les tablettes sont vides et par conséquent il y a de moins en moins de clients. On prévoit que le réapprovisionnement pourrait prendre des mois. Les producteurs et les fournisseurs officiels sont incapables de fournir en raison de la rareté des produits et des limites du cycle de production. 

Si des succursales de la SQDC ferment, ça soulève la question à savoir ce qui va se passer avec les employés qui sont syndiqués. Selon Lisa Djevahirdjian, responsable des communications du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui représente les employés de trois succursales, des réajustements vont être à faire dans le cas de fermeture de magasin. 

On rappelle qu'actuellement il y a 12 succursales de la SQDC ouvertes au Québec. Trois à Montréal, trois à Québec et une dans les villes de Trois-Rivières,  Drummondville, Mascouche, Mirabel, Rimouski et à Saint-Jean-sur-Richelieu.

L'ouverture de celles à Brossard, Joliette et à Montréal au coin de Sainte-Catherine et Berri a été reportée lorsque le gouvernement de François Legault est arrivé au pouvoir.  Les employés de ces magasins ont donc eu le choix de démissionner, d'attendre jusqu'à janvier, ou de s'inscrire sur une liste d'attente pour les autres boutiques.

 

 

 

 

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