Hier soir à Tout le monde en parleGuy A. Lepage recevait quatre invités afin de discuter du mouvement #moiaussi #metoo et des centaines de femmes françaises en faveur du « droit d'importuner » (tous les détails de ce mouvement ici).

D'un côté se trouvait Aurélie Lanctôt et Léa Clermont-Dion, toutes deux ferventes militantes du mouvement et respectivement chroniqueuse et animatrice.

@aurelie_lanctotembedded via

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De l'autre côté, on retrouvait Sylvie Lavallée et Lise Bilodeau, respectivement sexologue et présidente de l'Action des nouvelles conjointes du Québec. Toutes deux insinuaient qu'elles auraient probablement rejoint le mouvement pour le « droit d'importuner » s'il avait eu lieu au Québec.

Via Sylvie Lavallée

Cette tribune regroupant une centaine de femmes soutient que: « Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit ni la galanterie une agression machiste. »

Suite à la lecture de ce passage, la chroniqueuse Aurélie a pris rapidement et habilement la parole afin de souligner que ce ne sont pas tous les gestes qui sont valables et pertinents simplement parce qu'ils sont légaux.

La sexologue a quant à elle affirmé que nous sommes tous des êtres sexués, à la fois sujets et objets, et il arrive parfois que nous soyons des "objets de désir et de convoitise", ce qui est normal. Par contre, elle est d'accord pour dire que cette attirance n'est pas toujours exprimée de manière noble et digne.

Ce qu'elle trouve cependant dommage, c'est que certains hommes ne savent désormais plus sur quel pied danser lorsqu'il est question de drague. Plusieurs de ses clients admettent avoir beaucoup de difficulté à établir ce qui est "politically correct" et ce qui ne l'est pas.

Via andrewww

Les tensions étaient de plus en plus palpables, particulièrement suite aux commentaires de Lise Bilodeau. Cette dernière ne semblait pas trop comprendre le principe de pénaliser une personne aux mains baladeuses et on sentait que son attitude en faveur du « droit d'importuner » dérangait Léa, elle-même ancienne victime d'agression sexuelle.

Guy A. a demandé à cette dernière si elle en voulait à Lise Payette, première ministre de la Condition féminine du Québec, d'avoir tenté de la dissuader de porter plainte contre son agresseur. Les émotions l'ont emportée et elle a versé quelques larmes en répondant que oui, mais qu'elle lui pardonnait désormais.

Afin de clore ce débat, les femmes ont présenté leur projet #etmaintenant qui représente la continuité de la vague #moiaussi.

@leaclermontdionembedded via

Cette déclaration vise à rassembler hommes et femmes et inciter les gens à dire « non » quand il le faut. Il est possible de la signer en ligne juste ici.

L'émission d'hier a fait beaucoup réagir les gens en ligne, tous sexes confondus.

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Voici l'entrevue complète :

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