Au Québec, la vente et la distribution de cannabis se feront uniquement par l'État comme c'est le cas avec le tabac et l'alcool. On s'entend que c'est quand même un secteur lucratif et que des entreprises privées aimeraient bien avoir leur part du marché. C'est le cas de Namaste Technologie qui utilise des méthodes pas mal spéciales.

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Lors du spectacle de Snoop Dogg mercredi dernier à Montréal, les spectateurs ont pu croiser des infirmières habillées sexy et des femmes en sous-vêtements « vêtues » de body painting qui essayaient de leur vendre des produits interdits du cannabis ainsi que des les recruter comme clients.

Par exemple, un des produits offerts qui n'est pas approuvé par la Société québécoise de cannabis servait à s'injecter de l'huile de cannabis dans les veines... 

Pour vendre du pot, l'entreprise utilise une méthode pas mal douteuse. Elle s'arrange pour obtenir une ordonnance médicale de cannabis en Ontario pour ses clients. Selon la compagnie, l'ordonnance s'obtient en moins de 10 minutes et une application sur l'App Store permet de rendre la procédure plus accessible.

@namastetechnologiesembedded via  

C'est donc pas surprenant que le ministère de la Santé et des Services sociaux ait décidé d'ouvrir une enquête à leur sujet. En fait, pour obtenir l'ordonnance, Namaste Technologie la demande à une infirmière praticienne de l'Ontario. Or, au Québec, une infirmière praticienne n'a pas le droit de donner une telle prescription. Ce qui est complexe, c'est que la compagnie profite d'un vide juridique et est donc très difficile à arrêter selon le Collège des médecins du Québec. 

Source: La Presse

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