12 leçons de vie pour lesquelles je dois remercier mon entraîneur - Narcity

12 leçons de vie pour lesquelles je dois remercier mon entraîneur

Coach, le vrai MVP, c'est toi.

Toutes ces heures d’entraînement pendant que les autres sortent et font le party. Toutes ces soirées, ces dates, ces « 'expériences »' ratées. Des fois, on regarde derrière et on se demande si tous ces sacrifices valaient la peine. On regarde le podium qui nous a filé entre les doigts et on se demande si tous les efforts étaient à l’eau. On regarde l’Instagram de notre ami et on se demande si on a passé à côté de quelque chose. 

La vérité, c’est que non. L’entraînement ne forme pas seulement une discipline sportive, ça forme un humain. Un entraîneur ne forme pas seulement une technique; il apprend la vie. Alors que certains faisaient la fête, mes entraîneurs m’apprenaient à devenir une meilleure personne et m’armer d’acquis précieux. 


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Il y a certaines choses pour lesquelles je ne remercierai jamais assez mes entraîneurs, et qui n’ont pourtant aucun lien avec ma discipline. En voici 12.

Via Ingeborgfinstad

Ils m’ont appris que mon corps n’a pas de limites.

Les limites, c’est la tête qui se les impose. Il y a une chose super importante que je n’aurais jamais réalisée seule, sûrement parce que je ne suis pas masochiste, et c’est que ce moment; le moment où tu crois avoir tout donné et que tu es vidé de ton énergie : c’est ce moment-là, le commencement. Tout ce qui t’a vidé de ton énergie n’importe pas; c’est ce que tu fais quand chaque répétition brûle et ta tête te demande d’arrêter qui est payant. Mes entraîneurs ne m’ont pas seulement appris à aller dans cette zone, ils m’ont appris que c’était indispensable à la réussite.


Ils m’ont appris que ce que je ne savais n’avait aucune importance. 

Cette phrase semble n’avoir aucun sens, sans explications. Mes entraîneurs m’ont appris que ce que je savais déjà n’avait aucune importance, parce que ce n’est pas ce que je sais qui importe, c’est ce que je dois apprendre. 
Tu peux être l’athlète avec le plus de skills, mais si t’es pas prêt à en apprendre des nouveaux, où même changer totalement les choses que tu maîtrises déjà parce que le coach essaye une nouvelle technique, tu vas éventuellement stagner. Ce qui importe, c’est d’être continuellement en apprentissage, et ne jamais se satisfaire d’un simple acquis.


Ils m’ont appris l’importance de l’autorité.

Les athlètes ne réalisent jamais par eux-mêmes le respect de l’autorité et de la discipline qu’ils ont développé, mais ça se reflète au quotidien dans leur vie professionnelle. Mes entraîneurs m’ont appris à vivre avec des décisions qui me donnaient envie de tout casser. Ils m’ont appris que l’autorité agit généralement dans mon intérêt, ou celui de mon équipe, même si la décision ne me plaît pas. Être modelable et à l’écoute des critiques, c’est une qualité très noble que je ne remercierai jamais assez mes entraîneurs d’avoir eu la patience de me faire acquérir.


Ils m’ont appris la confiance.

D’abord à leur faire confiance. À croire en leurs choix et décisions. À avoir confiance en mes coéquipières, à mettre mes échecs et mes succès dans leurs mains autant que dans les miennes. Mais, par-dessus tout, à avoir confiance en moi. À les écouter quand ils croyaient en moi, alors que moi-même je n’y croyais pas. Ils m’ont permis de réaliser qu’il y a une raison pourquoi on est encore là, dans l’équipe, et c’est parce qu’on travaille pour. Et que même quand c’était rough, et que je croyais crouler sous la pression, j’aurais la force nécessaire, parce que c’est ça que ça fait des coachs; ça te forme à ne pas baisser les bras.


Ils m’ont appris à travailler avec les autres.

Une équipe, c’est une deuxième famille, et on s’entend pas toujours bien avec sa famille. Et on s’entendra pas toujours bien avec ses collègues au bureau non plus. C’est ça la vie; tu ne choisis pas ton équipe, ta famille, tes collègues. Il y a des gens avec qui ça cliquera plus, et d’autres moins, mais chaque humain sur ton passage a des qualités, des défauts, et est là pour une raison. Quand on forme une équipe, on ne prend pas des personnes avec les mêmes forces, ce serait bête. On prend des personnes différentes qui ont toutes quelque chose à apporter, alors apprends de chaque personne. Tout humain est au moins meilleur que toi en une chose, apprend cette chose.


Via blgtoad

Ils m’ont appris que l’important, ce n’est pas vraiment de participer. 

Non, je ne vais pas dire que l’important c’est gagner, parce que ce n’est pas ce qu’ils m’ont appris. Mais ils m’ont appris que l’important ce n’est pas la médaille de participation, ça, tout le monde l’avoir. L’important c’est de performer, c’est de travailler à son maximum à chaque fois qu’on a l’occasion. Tu ne restes pas dans une équipe à seulement te présenter aux entraînements, tu mérites ta place en travaillant. Les anciens athlètes savent que tu ne gardes pas un emploi en ne faisant que te présenter à 9 h tous les jours, et ne comprennent pas trop la paresse. Tant qu’à t’être déplacé, saisis le moment et donne-toi au maximum. Merci à mes entraîneurs, parce qu’ils m’ont appris à me botter les fesses pour avoir ce que je veux dans la vie.


Ils m’ont appris à avoir une force de caractère et ravaler mes larmes.

Les excuses, personne ne veut les entendre, et encore moins le coach. Si tu te lamentes à cause d’une défaite, ton entraîneur va être le premier à te rappeler le soir où tu n’as pas travaillé comme tu devais, l’entraînement que tu as manqué alors que tu aurais dû être là. OH. Est-ce qu’il t’a dit quelque chose de blessant? Les entraîneurs ne sont pas là pour bercer les athlètes, ils sont là pour les renforcir, même si ça leur tentait de te réconforter, par moments. Ils sont là pour te dire que tu ne les auras pas toutes, les premières places, et que la seule et unique chose que tu peux faire c’est te relever les manches et travailler plus fort.  

Ça fait mal se faire dire les vraies choses, mais j’ai appris une chose précieuse : tant que les entraîneurs s’acharneront sur moi, c’est qu’ils auront espoir en moi.


Ils m’ont appris que tout le monde est remplaçable dans la vie. 

C’est dur, dit comme cela, mais c’est la vérité. Saisis les instants et donne ton maximum dans la vie, parce que si ce n’est pas toi qui saisis l’opportunité, ce sera quelqu’un d’autre. Si tu veux baisser les bras, on ne courra pas après toi parce que quelqu’un sera là pour prendre volontiers ta place. Mes entraîneurs m’ont appris à toujours être volontaire pour en faire plus, même quand ça ne me tente pas, même quand ce n’est pas agréable; ils m’ont appris à ne jamais laisser les autres prendre ma place, ou du moins rendre ça difficile.


Ils m’ont appris à gérer la pression.

Il y a des facteurs qu’on peut contrôler, et d’autres qu’on ne contrôlera jamais. Ils m’ont appris à me concentrer sur ceux que je contrôle, et surtout à bien les contrôler. T’es stressée à cause d’une compétition alors tu ne manges pas? Bravo championne, t’es en train de nuire à tes performances. Ils m’ont appris à prendre cette énergie et la changer en motivation. Ils m’ont appris que le stress se gère, et la confiance en est pour une grande part. 


Ils m’ont appris à perdre dans la dignité.

Et surtout, apprendre de la défaite. Ça ne sert à rien de blâmer les juges, les arbitres. Dans la plupart des sports, il y a un facteur humain, et un facteur d’erreur. Si t’es le meilleur, tu peux forcer les juges à te faire gagner, il n’y a pas de place à la subjectivité quand t’es le meilleur. Alors travaille plus fort, ou apprend de tes défaites. Mes entraîneurs m’ont appris à faire une rétrospection et me servir de ces expériences pour m’améliorer. Tu ne les gagneras pas tous, mais l’important ce n’est pas le résultat, c’est le parcours.


Ils m’ont appris que c’est correct de faire des erreurs.

Ils m’ont appris à être humaine, et les humains font des erreurs. L’important dans la vie, comme dans le sport, c’est de toujours travailler pour devenir une meilleure personne. C’est de travailler comme si on était toujours dernier, mais d’agir en champion. D’apprécier ses bons coups et d’en être fier.


Ils m’ont finalement appris à rêver. 

À mettre la barre haute. On ne les réalise pas tous, nos rêves, et c’est totalement normal. Mais c’est l’ambition qui fait battre un cœur d’athlète. 

La vérité, c’est que les vrais MVP, c’est les entraîneurs, ces personnes qui restent souvent dans l’ombre et travaillent presque bénévolement parce qu’ils croient en nous plus que nous-mêmes.

À tous les entraîneurs qui ont croisé ma route, je ne vous remercierai jamais assez. 


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