C'est le temps des séries et t'as l'impression que tout le monde autour de toi ne parle que de hockey. Ce n'est pas compliqué; quand mai arrive, les Québécois ne parlent que de pucks et de filets. Tout le monde, sauf toi. Toi, âme esseulée qui ose commettre le plus grand crime de l'histoire du Québec: t'en foutre complètement.

Et ça te cause beaucoup plus de problèmes que ça devrait:

1. Avoir l'impression de trahir tes ancêtres lorsque tu mentionnes que tu n'aimes pas le sport préféré des Canadiens.

La réaction des gens est tellement exagérée que tu te sens presque coupable de ne pas admirer des hommes en patins qui glissent après un bout de plastique. Presque.


2. Être exclu de 90 % des conversations pendant le temps des séries.

Parce que tes amis savent très bien que tu n'y connais rien. Au moins, ça te donne l'occasion de pratiquer ton regard "j'ai l'air très intéressé, mais je dresse mentalement ma liste d'épicerie en ce moment".


3. Essayer tant bien que mal de participer à ces conversations, sans succès.

Ça ne prend qu'une seule fois pour comprendre que ça ne vaut pas la peine. Apparemment que répondre "José Théodore" quand on te demande qui est ton joueur préféré du Canadien n'est PAS une bonne réponse.


4. Oublier qu'il y a une game et craindre pour sa vie lorsqu'une bande d'hommes musclés commencent à crier en même temps.

T'as pas connu ce qu'est la vraie peur tant et aussi longtemps que tu ne seras pas prise au piège dans un ascenseur rempli de partisans du CHÇa te marque à vie, ces affaires-là.


5. Avoir quand même une certaine haine envers Boston, même si tu ne suis pas le hockey.

Ça doit être ce qu'ils appellent le lavage de cerveau. Je ne pourrai jamais expliquer la colère qui monte en moi quand je vois un chandail des Bruins. Je n'aime même pas ça le hockey, maudit. Je m'excuse.


6. Être incapable de sortir n'importe quel soir de game.

Ce n'est pas comme si t'inscrivais chaque match à ton agenda. Toi qui voulais aller prendre un verre tranquille, t'es pogné à attendre en file et à devoir essayer plusieurs endroits avant de trouver une place assise. Mais même si tu t'es trouvé une chaise, oublie-le "tranquille".


7. Ne pas comprendre les réactions violentes que causent les games.

Tu ne comprends juste rien. Quand on perd, ils cassent tout. Quand on gagne, ils cassent tout. Et t'as secrètement peur pour la seule personne qui a osé porter le chandail d'une autre équipe à Montréal. Ouch.


8. Se sentir envahi par le tricolore en tout temps.

Il y a des gens qui meurent partout sur la planète, et tout ce dont la une de ton journal parle, c'est NOS BOYS SONT BEAUX ET FINS ET TALENTUEUX.

S'il vous plaît, ça va faire.


Mais bon, GO HABS GO, pareil.

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