Je m'en fous. Royalement, éperdument. De ce qu'il pense, de ce qu'elle pense ou même de ce que toi tu penses. Pas que je t'aime pas. Je te connais même pas, peut-être que tu fais des maudits bons biscuits. J'en ai juste eu assez.

Je suis plus ou moins là pour te raconter mon histoire, parce que je considère pas qu'elle est plus hot que celle d'un autre pis c'est certainement pas moi qui vais t'apprendre à vivre, sinon on ferait la guerre en jogging je peux te l'dire (nomme-moi juste une personne qui a le goût de sacrer des volées en jogging...).

J'ai longtemps été le genre de fille qui fermait sa gueule. Je peux pas dire que j'ai été fan de mon secondaire à cause de ça. J'étais gênée pis on va se le dire, je suivais la mode, je la créais pas. Plus tard, j'ai commencé à m'ouvrir un brin, mais j'avais encore ce souci de plaire, d'être acceptée de tout ce qui avait deux yeux, un nez, une bouche. Je voulais faire partie du monde, pas être en marge.

Je peux pas dire à quel moment c'est arrivé. Sûrement dans le coin de mes 19 ans lors d'une engueulade au restaurant. Ouais, c'est probablement là que j'ai décroché. Ou peut-être pendant un Noël raté à consoler ma grand-mère à coups de "je m'excuse si on est caves", ou peut-être encore, des années plus tard, à donner de l'énergie à des personnes qui en voulaient pas nécessairement.

En fait, c'est un peu le jour où je me suis rendue compte que t'étais juste un humain pis que le pire qui peut arriver, c'est que tu m'aimes pas, que tu me dises non ou que tu m'envoies promener.

Comprends donc ceci:

C'est pas que j'ai quelque chose contre toi, c'est que j'ai volontairement refuser d'adhérer à ta façon de penser. Pis c'est correct.

C'est pas non plus que j'accepte pas ton opinion, c'est que j'ai arrêté d'accepter qu'elle ait un impact négatif sur ma vie. Je suis par contre ouverte si t'as quelque chose de positif à m'apporter.

C'est pas que je t'aime pas, mais j'ai arrêté de vouloir essayer de te sauver, parce que tu mets des bûches dans ton feu et que je peux rien faire contre ça.

C'est pas que je veux pas te voir, c'est juste qu'on vit en décalé pis ça me tente pas nécessairement de me saouler la gueule à tous les soirs. Honnêtement, j'ai rien à te dire. Faudrait l'assumer, ça aussi.

C'est pas que ta vie m'intéresse pas, c'est que je me suis jamais sentie incluse pis j'ai arrêté de vouloir pousser. Tant que t'es une personne heureuse.

C'est pas moi qui abandonne un projet, c'est moi qui en a assez.

C'est pas que je prends pas ton poste ou ton statut au sérieux, mais si on se croise dans une soirée de réseautage, je vais te traiter comme n'importe quel humain. Peu importe la marque de tes barniques.

C'est pas que je crois plus aux grandes causes, mais j'ai la rationalité de penser que je changerai pas le monde toute seule et que je peux seulement le transformer une p'tite action à la fois.

C'est pas que j'y crois plus, mais quand j'ai réalisé à quel point c'tait difficile de changer ma propre personne, j'ai réalisé que c'tait impossible de changer les autres. Pis c'est pu mon problème.

Pis la vie devient un petit peu plus belle quand t'apprends à t'en foutre. 

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