Je vais vous tutoyer, si vous le permettez. Mais tu m'excuseras, je suis poche là-dedans. 

Tk salut, ça fait un bout qu'on s'est jasé...

J'espère que tu vas bien, ou du moins, que ce que tu m'as laissé voir de toi va bien. Je peux pas trop me rappeler si t'es entré dans ma vie pour un long repas prolongé ou que tu m'as fait une apparition à la « sonne, décrisse », mais dans les deux cas, je veux juste te dire que c'est ben correct.

Quand j'ai mis les pieds sur le tapis Welcome de ta vie, je peux pas te dire que t'étais nécessairement ce dont j'avais besoin, mais je voulais m'en convaincre ben fort. Comme si je pensais trouver chez toi quelque chose qui allait me réconcilier avec ce qui marchait pas de mon bord. Clairement, t'étais pas armé pour ça.

Y'a eu des fois où j'étais déçue que ça aboutisse pas, je t'avoue. Des fois où je trouvais que la game était interminable. Pis les autres fois où tu me lâchais: « Ahhhhh faut que je me lève tôt demain matin », ça me dérangeait pas de m'en aller en comprenant le message. C'tait ben correct.

Je t'ai détesté un peu aussi. De m'avoir niaisé, d'avoir prétendu des trucs que tu pensais pas, d'avoir fait ton jaloux, d'avoir bu de la bière dans ta douche à 10h le matin en vomissant ton bordel sentimental, de m'avoir annoncé à la première date que dans 2 ans MAX tu voulais des flos ou que tu voyais encore ton ex, d'être parti de mon party de fête sans me dire bye, d'avoir pété une coche à mon après-bal, que tu sois parti en Estrie en me blâmant en partie de ton mal de vivre, que tu passes la soirée avec une autre fille dans ma face et que tu t'inquiètes même pas de la raison de mon départ ou que tu fasses office de silence comme explication.

Mais...c'est ben correct. 

Parce que t'as dû me détester un peu aussi pour avoir annulé tous nos plans, pour t'avoir parlé de mes dates quand je savais que tu trippais sur moi, pour t'avoir laissé boire comme un trou quand t'aurais pas dû, pour être restée avec toi quand je savais que c'tait un dead-end, pour t'avoir fait des accroires quand je savais pas pentoute ce que je voulais au fond, pour avoir refusé de voir tes amis ou ta cousine parce que j'avais pas confiance en moi, d'avoir fait ma jalouse quand tu me devais rien ou que je fasse office de silence comme explication.

Je veux surtout te dire qu'on était deux bonnes personnes, mais pas nécessairement bonnes l'une pour l'autre pis que c'tait surtout pas le bon moment. Pis que c'est ben correct. Mine de rien, je nous en veux pu d'avoir été perdus pis de s'être aimés trois quarts d'heure en 2011.

C'tait l'fun de faire la ride vers le bonheur avec toi un bout de temps. Inversement, rendue au bout, c'est là que j'ai arrêté de courir pis que j'ai trouvé le mien.

Fa' que j'espère que t'es bien. Pis si c'est pas le cas, que t'es proche d'arrêter de courir. 

On aura essayé comme y disent. 

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