Il y a de cela un mois, je vous invitais à embarquer avec moi dans le défi qui changerait votre vie (ou presque). Du moins pour un mois. Le défi 29 jours sans alcool, ce n'est pas tout l'monde qui se sent capable de le faire et/ou que ça leur tente vraiment. Pis c'est ben compréhensible, moi-même j'étais pas certaine en commençant le mois. Mais ça y est, le temps s'est écoulé et le défi est relevé!

J'vous ai fait un retour sur mes conclusions après une semaine (juste ici) pis y'a sérieusement eu des moments où j'me demandais si j'allais réussir, mais surtout pourquoi j'avais tant de misère à ne pas boire. Pourquoi j'avais un sentiment de manque, presque, en moi. Y'a des soirs où ça m'a frustée, pis que j'ai résisté juste parce que j'suis ben orgueilleuse, dans 'vie.

Voici quelques conclusions que j'ai eues, tout au long du mois. 

1. L'alcool fait tellement (trop) partie de mon budget

J'ai fait le décompte, pis ce mois-ci, j'ai économisé environ pas loin de 500 $ en ne prenant pas d'alcool. Personnellement, le mois de février est une grosse période puisque c'est le mois de ma fête et qu'il y a plusieurs activités à Montréal qui nous tentent de prendre quelques consommations, mais j'estime que j'ai probablement un budget de 300 $ par mois, puisque ça m'arrive souvent de sortir plusieurs fois par semaine avec différentes personnes, pour seulement prendre une pinte de bière (et plus durant les fins de semaines). En plus de la nourriture à 3 h du matin et les taxis pour revenir chez moi (fuck that prendre les transports en commun quand je suis un peu plus que feeling), ça monte vite et on ne s'en rend pas compte. Faites le décompte de combien vous avez dépensé depuis Noël, en alcool... Le nombre de trucs que je pourrais m'acheter/partir en voyage rapidement, si je ne buvais pas!!!


2. Fêter sa fête ajun, ça change pas l'monde, mais...

Ça fait combien d'années, que t'as fêté ta fête sans prendre une goutte d'alcool? Parce que moi, la dernière fois, ça remonte à mes 13 ans, j'pense bien. Ça faisait 10 ans qu'à toutes les années, cette date-là, je buvais no matter what. Pis ça m'est arrivé plus d'une fois de fêter plusieurs fois de fil, juste parce que. Donc disons que fêter ma fête complètement, au début c'était un peu inimaginable, Pis finalement, j'ai facilement trouvé le moyen d'être autant heureuse que si j'avais fêté comme les dix dernières années. J'en ai probablement encore plus profité, vu que je me souvenais complètement de ma soirée.


3. Dater sans prendre d'alcool, c'est plus difficile

Peut-être que je suis seule là-dedans, mais je sais pertinemment que j'ai retardé une couple de dates avec des gars, parce que quand on me propose "Veux-tu aller prendre un verre en fin de semaine?" pis que je réponds oui, mais que je me contenterais d'un Perrier/boisson sans alcool (en expliquant pourquoi) la moitié des gens sont moins down, j'vous jure. Oui, j'ai pu faire d'autres activités, pis je ne me suis pas isolée pendant un mois, mais ça change clairement les habitudes. Ça change les interactions sociales qu'on s'est habitué d'avoir.


4. L'alcool change quand même complètement ma vie sociale

Non seulement j'avais envie de boire, mais mes amies avaient envie aussi que je boive. Le nombre de fois qu'ils/elles ont essayé de me faire flancher pour que je les accompagne, au lieu de me commander un virgin caesar. C'est pas un reproche, mais simplement une constatation que moi-même, j'essaie d'entraîner mes amies lorsqu'elle n'ont pas envie de boire. Quand on y pense sérieusement, c'est pas nécessaire pour avoir du fun, l'alcool, mais c'est dans nos habitudes et notre façon de penser, que l'alcool est synonyme de festivité/plaisir.


5. Être hangover est un des meilleurs avantages à ne pas boire

S'il y a bien quelque chose dont je ne m'ennuie pas, c'est bien de me réveiller la bouche sèche, le mal de tête plus que présent et (parfois) le maquillage de la veille encore dans 'face. Une des seules situations que je n'ai pas hâte de revivre. C'est souvent le prix à payer pour une soirée mémorable, mais ça serait l'fun que ce ne le soit pas automatiquement!


6. L'abstinence, ça parait plate...

Personnellement, l'abstinence n'est pas pour moi. C'est plus frustrant qu'autre chose. Je l'ai fait pendant un mois par orgueil et pour le défi, mais ça n'avait pas de sens pour moi. Je comprends tout de même que pour certaines personnes, c'est essentiel et qu'elles ne peuvent pas se permettre seulement une bière. Pour ma part, j'ai compris que je n'avais pas besoin de prendre 6 shooters et autant de pintes de bière pour passer un bon moment, mais une bière, parfois, ça ne m'aurait pas déplu.


7. La modération, c'est vrai que ça a bien meilleur goût

Ça fait vraiment du bien de faire un mois sans alcool comme ça. Ça te replace les idées aux bons endroits pis ça te fait prendre compte comment les gens ont l'air cons, à 2 h du matin, ben saouls. Parce qu'au bout de trois semaines, j'avais même pas tant le goût de fêter comme si y'avait pas de lendemain, j'avais juste le goût de prendre une bière ou un verre de vin entre amies.


8. Il n'y aura jamais assez de sensibilisation aux conséquences de l'alcool

On banalise TELLEMENT les conséquences de l'alcool dans notre vie. On parle sans connaissance de causes, on estime qu'Éduc'alcool en fait trop avec leur pub, mais en réalité, non! Je ne sais pas ce que ça prendrait pour que plus personnes ne conduisent en état d'ébriété. Quand on y pense, c'est pas pour rien qu'il y a des barrages policiers à la sortie des bars, c'est pas pour rien qu'il y a tant de publicités pour sensibiliser : c'est un réel problème. En prenant un break d'alcool, on dirait que je m'en suis rendue compte encore plus.


9. À jeun, tu penses complètement différemment

Plusieurs personnes qui m'entourent et qui ont participé au défi me l'ont confirmé aussi : on pense plus clairement à jeun, on pense différemment. L'alcool sert souvent d'exutoire, de fuite. Ça nous sert à oublier certains trucs ou ça nous fait perdre du temps. En étant complètement à jeun, tu prends plus de temps pour penser ou pour t'avancer dans des projets. Et personnellement, je croyais qu'avec de l'alcool j'étais parfois plus confiante, que mon estime personnelle boostait après une couple de verres, mais c'est encore plus encourageant quand t'es capable de tout accomplir en étant sobre.


10. Malgré tout, je ne suis pas une alcoolique

Je me suis souvent mise  à la place d'une alcoolique, pendant le mois. Je me disais que si l'alcool m'apportait des problèmes dans la vie, ce serait un combat très lourd à porter chaque jour. J'ai un (encore plus gros) respect pour chaque personne qui mène ce combat intérieur, puisque je l'ai vécu moi-même les 29 derniers jours. C'est spécial à vivre, j'vous dirais. Même si j'ai ressenti le sentiment de manque (psychologique, probablement) je ne suis pas considérée comme une alcoolique.


11. Il existe d'autres façons de décompresser que l'alcool

À certains soirs, je m'ennuyais de prendre une bière seulement pour décompresser, mais il existe tellement différentes alternatives qui sont encore plus satisfaisante. La méditation, prendre un thé ou simplement s'arrêter et essayer de comprendre ce qui me pèse autant sur les épaules pour enlever le poids pas seulement de manière temporaire, c'est bien plus satisfaisant. Moins facile, mais plus satisfaisant, j'vous jure.

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