Si seulement j'avais su comment ça allait finir...

Qui sait si j'me serais embarquée...

T’as déjà eu un ou une amie qui peut pas supporter être dans la même pièce que son ex? Toutes les fenêtres ont beau être ouvertes, il/elle étouffe. La pression atmosphérique, qui est pourtant uniforme sur la terre entière, est plus forte entre ces 4 murs. C’est lourd. C’est pénible. C’est insupportable.

Si seulement j’avais su que ça allait être nous. 

Tu te rappelles ce qu’on disait d’nous? « Ça tellement l’air facile eux autres ». Léger, sans-souci. Et tu te rappelles? Ils avaient tellement raison. Ç’a toujours été notre point fort, la facilité de s’comprendre et de vivre l’un avec l’autre. Comment on a pu s’ramasser de même? 

Ça doit faire 5 questions que j’te pose en 1 minute, mais comme la over thinker que je suis, ça fait des mois que j’me les pose toute seule. Si j’avais su comment on allait finir, est-ce que j’serais restée aussi longtemps que je l’ai fait? Ou j’aurais tout simplement choisi de rester ami? Ou peut-être j’aurais fait demi-tour avant même qu’on se serre la main? Qui sait. 


Via @love_beauty4ever


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J’aimerais bien être cette fille mature qui s’dit que « rien n’arrive pour rien » et « qu’il ne faut jamais avoir de regrets », mais c’est beaucoup plus dur que ça l’semble. Tout c’que j’veux, c’est retourner à cette soirée, en mars, ou mon ami nous a présenté alors que j’allais le chercher à sa job. J’aurais attendu dans l’char, et t’aurais continué à laver ton comptoir-bar sans interruption. 

On se serait sauvé bien du trouble, bien du bonheur aussi, mais beaucoup plus de trouble. 

J'dois remercier mes cours d'économie du cégep pour cette théorie si logique: pour être gagnant, en business comme en relation, il faut toujours que les bénéfices soient plus élevés que les coûts. Chose que, alors que j’étouffe entre ces 4 murs, je réalise que nous n’avons pas.

On a été toute qu’une étincelle, mais l’truc avec les étincelles, c’est qu’elles brûlent rapidement, et puis elles meurent, deviennent un gros rien dans le ciel qu’elles ont déjà illuminé. Et puis, c'est le vide. Et encore pire que le vide, il n'y a aucune trace qu'il y a déjà eu quelque chose de si magnifique qui existait.


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Via @iachikmiachik


Ce qu’on avait, c’était sans doute unique. Malgré la boule d’un mélange de peine et de stresse qui se trouve dans mon ventre en tout temps depuis notre fin, j’sais qu’on était chanceux d’avoir ce qu’on avait. Et les gens, quand je leur apprends à travers un sourire forcé qu’on est plus ensemble (tsé, mon sourire qui veut dire « ça va pas, mais faut bien le faker »), ils sont sous l’choc. Et quand ils apprennent qu’on s’parle plus du tout, et bien là, c’est la fin du monde! « Mais voyons Soph, vous étiez tellement en amour! ». Merci, mais j’suis au courant. 

Pis là, j’étouffe. Les fenêtres sont ouvertes, mais y’a pas d’air qui rentre. J’ai les 2 pieds sur terre, mais la force de gravité est plus forte que la normale. J’me morfonds à l’intérieure de moi-même, mes pieds traversent le plancher où je souhaite me cacher. Pour tous les hauts qu’on a eus, les bas sont trop bas. Trop bas pour se rappeler qu’on en a eu, des bons moments. Alors si j’avais su qu’on allait finir comme ça, j’aurais attendu mon ami dans mon char en cette soirée de mars.


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Sophie R. Meyer Mon p’tit chez moi c’est Québec et mon amour pour cette ville est inconditionnel, mais je vie maintenant sur la 40 à faire Montréal-Québec pour l'uni. Je suis fascinée par le pouvoir indescriptible qu’a l’amour sur les humains, et son habileté d’être à la fois incontrôlable alors qu’il contrôle tout. Les cafés et avoir le piton collé, c'est minimum 4 fois par jours. Je suis pas très artistic mais j'aime me faire accroire que j'le suis 👉 @sophierm2