Pourquoi 4 ans de célibat m'ont rendue impossible à dater - Narcity

Pourquoi 4 ans de célibat m'ont rendue impossible à dater

Lis jusqu’à la fin avant de chialer.

4 ans de célibat. C’est comme si ma seule chance de me matcher c’était le 29 février, on s’entend que ça me laisse pas grand temps. J’peux-tu te dire que le 29, je sors grimée ben raide, du make up de la pupille jusqu’au coude, c’pas vrai que mon teint verdâtre de dépression hivernale va nuire à mes chances de convoler en justes noces. Hell no.

Des dates, c’est du temps. C’est un investissement, mais qui rapporte trop peu souvent. On est loin du REER qui te permet d’investir pour l’avenir pour te la couler douce à 55 ans. Là, on parle plutôt de varloper ton temps à gauche et à droite en espérant rencontrer la perle rare pour finalement tomber plus souvent qu’autrement sur une belle coquille vide. C’était un gag de fruits de mer, l’as-tu catché

Quand tu pénètres le merveilleux monde du célibat, t’es excitée, fébrile, t’as hâte de voir ce que la vie te réserve. Tout est de la nouveauté, c’est attrayant, vient le temps où tu retrouves ton mojo pis tu cours la galipote comme dit ma grand-mère. T’as la chair de poule quand tu frôles un joli garçon en dansant dans un bar. Le monde t’appartient. Tu arrives à tes dates avec un sourire trop grand pour ta face. T’es ben de même, le célibat est la plus belle chose qui t’es arrivée depuis les chips à saveur ailes de poulet. Sauf que ça fait un temps. Pis ces chips-là sont pas si bonnes. 

 

 

 

Après une couple d’années, rares sont les rencontres qui te donnent un tiraillement, t’as pu la chair de poule. Jamais. Tu choisis plutôt la poule, solo chez vous en pyjama à te faire livrer un bon quart-cuisse. Les dates ça t’excite pu autant, tu recherches toujours cette petite étincelle du début, mais elle n'arrive pu.

J’attendais le gros love sale. Celui qui arrive trop peu souvent. Celui qui se développe à passer ses soirées à se regarder dans les yeux en silence en se trouvant dont beaux.  Tsé, la tivi fermée, mais tu t'en fous parce que tout ce que tu vois c'est l'autre.

Mais c'est pas arrivé. Faque j’me suis juste tannée. Tannée de passer mes soirées à me demander si y’avait de l’espoir ou si c’était juste parce que j’le connaissais pas assez. Chaque minute à m’interroger si je suis cruelle et trop difficile ou si ça vaut la peine de faire une deuxième date. Chaque respiration en fermant les yeux en espérant être capable de me téléporter sur le sofa de ma chum pour lui raconter l’épouvantable soirée que j’ai passé. Chaque soupir accompagné de la pensée que je perds encore mon temps.

Certains diront que c’est pas une game, mais oui c’en est un peu une. C’est ben plate, mais je déteste les affaires compliquées. On se texte 5 minutes, on se date, si ça marche on voit où ça nous mène, sinon merci bonsoir, c’est pas plus grave que ça. On dirait que le concept de spontanéité est mort.

C’était rendu que ça prenait mon curriculum vitae pis un mot de mon gynéco sur la qualité de mon utérus quant à porter la vie avant de pouvoir se dater. Les gens veulent se texter leur vie avant de se rencontrer, c’est pas normal. J’devrais pas connaître ton arbre généalogique avant d’avoir vu la couleur de tes yeux, me semble. 

C’est exactement cet aspect-là qui m’a rendue aigrie et qui a fait en sorte que j’ai perdue foi en l’humanité. C'est devenu si compliqué alors que c'est pas supposé l'être. Pis j’te parle même pas de la misère noire à trouver un moment à l'agenda pour permettre à deux humains de se rencontrer. C'est comme si tout le monde avait l'agenda de Barack Obama. Aussi ben réserver une place en garderie à notre futur enfant en même temps. 

Si j’avais investi autant de temps dans mes études que dans mes dates, j’peux te dire que je ferais des conférences partout dans le monde sur la biochimie moléculaire et qu'on m'appellerait Dr Pinpin

 

 

 

 

 

 

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