Les téléréalités font partie de notre quotidien depuis les débuts 2000, qu’elles couvrent la vie d’une famille avec 46 enfants, deux couples qui se bâtissent une maison en banlieue de banlieue de Montréal ou des hommes et des femmes enfermés dans leurs cabanes distinctes, tantôt à Blainville, tantôt en Afrique du Sud. Par contre, on ne voit pas beaucoup de reality shows en cuisine, au Québec. Les Américains, eux, ils sont forts là-dessus. Tu peux d’ailleurs voir ou revoir les 17 saisons de Hell’s Kitchen sur Prime Video et ça vaut la peine.

Tu vois le titre Hell’s Kitchen avec un grand blond à l’air bête et tu te demandes c’est quoi. C’est normal. Je me suis posé la même question.

Je connaissais déjà ledit grand blond à l’air bête, Gordon Ramsay, cet homme qui peut t’envoyer promener à sa guise, comme bon lui semble. Par contre, je ne connaissais pas vraiment son émission, Hell’s Kitchen.

Pour les néophytes en la matière (comme moi), Hell’s Kitchen est une émission de téléréalité américaine, mais aussi une compétition de cuisine.

Dans le fond, deux équipes de chefs, les bleus et les rouges, concourent pour un poste de chef et pour la chance d'avoir leur propre restaurant.

Chaque épisode commence par un défi entre les équipes. L’équipe gagnante obtient une sorte de récompense et les perdants, eux, reçoivent une « punition » qui implique habituellement une tâche chiante.

N’ayons pas peur des mots. Tu les verras arranger du pigeon ou de la pieuvre de A à Z. Tu peux rester surpris. Oh oui. 

Ensuite, les équipes travaillent dans leur propre cuisine et tentent, sous la surveillance étroite et hypercritique de Ramsay, d’effectuer le service sans être éliminées prématurément pour avoir fait trop d’erreurs.

La conclusion habituelle implique que l’équipe perdante propose deux de ses membres pour être éliminés par le charismatique Gordon Ramsay.

Mais le fun, en tant que téléspectateur, se passe lorsque la douzaine de chefs en cuisine se tue en frappant le mur Ramsay. Le risotto est trop salé, un des chefs est jeune et arrogant, un d’eux ne sait pas comment faire cuir un steak, et j’en passe. 

Entre deux bœufs Wellington medium-rare trop cuit et une soupe chaude devenue un gaspacho, le chef britannique de renommée internationale ne cache pas ses émotions et son désarroi face aux incompétents devant lui. 

Voici une vidéo qui prouve le tout. 

Ah! Et tu as aussi celle-là à regarder. 

Il les insulte, les envoie promener, leur dit qu’ils sont les pires, un à un. Tout ça, en criant. Et il ne se contente pas des chefs en cuisine. Oh que non!

Un épisode sur deux, un client tanné d’attendre des heures pour avoir son entrée se pointe au comptoir de la cuisine. L’interaction avec Gordon se transforme en un monologue : Ramsay qui insulte le client devant tout le monde. 

Chef Gordon Ramsay a des standards de haut calibre. Il ne dirige pas de Belle Province ou de Tim Hortons. Il est à la tête d’un des restaurants les plus populaires des États-Unis. Je lui donne tous les droits.

Hell’s Kitchen, c’est ragoutant et divertissant à souhait. Tu apprends ce qu’il ne faut pas faire en cuisine, que tu n’aies jamais travaillé dans un restaurant ou que tu sois toi-même un chef.

Si tu as déjà regardé cette émission-là, binge-watch moi ça et ça presse. Si tu ne connais pas, t’attends quoi?

Je vais être honnête avec toi, cette découverte-là finit très bien mon année 2019. 


Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position de Narcity Media sur le sujet.


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