En janvier 2020, Netflix a sorti une toute nouvelle série documentaire qui est rapidement devenue virale, à la surprise de plusieurs. Nombreuses sont les célébrités qui ont réagi à Cheer sur Netflix, la courte série qui porte sur l’équipe de cheerleading collégiale américaine Navarro.

L’engouement est présent pour cette équipe de Corsicana et certains participants ont même été invités au Ellen DeGeneres Show et aux Oscars, rien de moins. 

Toutefois, il est intéressant de savoir que ce n’est pas que les athlètes qui font des milliers de kilomètres pour faire partie de l’équipe de cheerleading la plus en vogue. L’assistant de l’entraîneuse-chef Monica Aldama, Andy Cosferent, est Québécois et habitait Montréal avant de déménager aux États-Unis pour le sport. 

On a eu la chance de s’entretenir avec lui et de parler du parcours qui l’a mené au sommet, et voici exactement ce que tu veux savoir à son sujet. 

Andy a 28 ans et il est né en Roumanie. 

Il a déménagé au Québec avec sa famille en 2004, alors qu’il avait 13 ans. Sa famille vit toujours à Montréal. 

Il est allé à l’école secondaire à Montréal.

Il a fait ses études à l’école secondaire Antoine de Saint-Exupéry, à Saint-Léonard. 

D’ailleurs, lors de son retour pour voir sa famille, il a raconté qu’il ne s’ennuyait pas du tout du froid québécois.

Il a commencé la gymnastique alors qu’il avait cinq ans.

En arrivant au Québec, il a continué à pratiquer ce sport jusqu’en 2009.

C’est en 2009 que sa carrière de cheerleader a débuté, dans le club montréalais Flyers All-Starz.

De 2009 à 2012, il a participé à des compétitions avec cette équipe au niveau provincial, national et mondial.

Dès son entrée dans le club, son expérience en gymnastique lui a permis d’entrer dans la meilleure équipe du club malgré son manque d’expérience en cheerleading. 

En 2010, il a fait une performance de cheerleading au Banquier.

Une de ses coéquipières a eu la chance de participer à l’émission, et a décidé de partager une partie des fonds amassés avec son équipe qui allait participer au championnat mondial. 

C’est à l’été 2012 qu’il a finalement quitté le Québec pour aller vivre au Texas. 

En 2012, Andy a déménagé pour aller s’entraîner avec les meilleures équipes de cheerleading au monde. Il a fait partie de Cheer Athletics, un des clubs civils les plus prestigieux des États-Unis, en 2013 et 2014, et a fait partie de Navarro en 2013, 2014 et 2015. 

Il a fait le programme de pre-med à Navarro pendant son parcours d’athlète. 

Il n’est jamais vraiment parti de Navarro.

Andy raconte qu’il n’est jamais vraiment parti : « Après avoir fini mes trois ans à Navarro, je suis resté là-bas juste pour aider, parce que j’aime le programme et Monica. Je voulais juste aider, mais je n’étais pas là tout le temps. J’y allais quand j’étais en ville et je les ai suivis à Daytona chaque année jusqu’à maintenant. »

À ce jour, il ne peut pas s’investir à temps plein à cause de son entreprise, mais il essaye d’y être le plus possible. 

Il est co-propriétaire de la compagnie Cheer Source.

Andy vit maintenant entièrement du cheerleading et est reconnu à travers les États-Unis et le Canada.

Il est chorégraphe, juge et donne des formations aux entraîneurs comme aux athlètes. « Tout ce à quoi tu peux penser par rapport au cheerleading, à la danse et à la gymnastique, on le fait. »

Il explique les côtés positifs et négatifs de Cheer sur les entraînements de l’équipe. 

« C’est un peu plus difficile, c’est sûr. Chaque jour, on reçoit un nouveau téléphone, un nouveau courriel, des gens qui veulent collaborer avec nous. C’est vraiment beaucoup de portes qui s’ouvrent, on veut essayer de tout faire. On essaye de tout faire les fins de semaine pour ne pas affecter les entraînements.

« Il y a eu les Oscars, le Vanity Fair, le New York fashion show… On n’a pas eu à annuler de pratiques, toutefois, les gens sont plus fatigués, ça commence à nous tomber dessus. 

« On n’a pas vraiment le choix de continuer, mais on s’assure d’avoir des pratiques de qualité, au lieu de miser sur la quantité. J’pense qu’on est où on doit être en ce moment malgré tout. On est sur la bonne route. » 

L’équipe s’entraîne sept à 10 fois par semaine.

Navarro s’entraine du lundi au vendredi de 12 h 30 à 15 h 30 et tous les mardis et jeudis soir pendant environ deux ou trois heures. Lorsqu’on se rapproche de NCA, on parle de neuf à 10 entraînements par semaine. 

À titre comparatif, les universités québécoises s’entrainent deux à quatre fois par semaine. 

« Je ne pense pas que les autres collèges ou universités s’entrainent autant », explique Andy. 

L’équipe Navarro 2019-2020 est la plus forte depuis son arrivée au Texas, selon Andy.

« Cette année, on est vraiment bons dans toutes les sections. L’équipe est vraiment proche et ça aide sur le mat. J’pense que c’est la meilleure équipe que Navarro a eue depuis mon arrivée en 2012. »

C’est plus de 500 personnes qui ont montré de l’intérêt pour l’an prochain.

L’équipe de Navarro a explosé en popularité. Les cliniques de try-outs pour l’an prochain sont déjà presque toutes pleines, alors que c’est près de 500 personnes qui ont montré de l’intérêt.

Parmi ceux-ci, seulement une quarantaine de personnes feront partie de l’équipe, et une vingtaine auront la chance d’être sur le mat. 

Andy ne sait pas s’il reviendra vivre à Montréal, ou même au Canada.

Actuellement, son entreprise va bien et il ne compte pas quitter Navarro.

Il explique qu’il y va « au jour le jour » alors que sa famille est encore à Montréal. Ce qui est pratique pour lui, c’est que Navarro s’entraîne principalement l’hiver, alors que sa business a son rush de contrats durant l’été et l’automne. 

Netflix n’a pas confirmé une saison 2 pour Cheer… Mais n’a pas fermé la porte.

« On n’a pas encore de confirmation de Netflix. On devrait le savoir très bientôt. On espère! Le public demande une prochaine saison. Quand la demande est là, ça aide! (…)

« C’est fou le nombre de messages qu’on reçoit. Les gens, même ceux qui ne connaissent pas le cheer, nous racontent comment le show et les valeurs du cheer ont influencé leur vie. Les valeurs sont là, même si ça n’a pas de lien avec le sport ou le cheer. »

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