Dans l’épisode d’Occupation Double du mercredi 27 novembre, Mathieu et Claudie ont eu une conversation qui relance à 100 % le débat du dosage sur les réseaux sociaux. En bref, la question se pose comme ceci, y a-t-il une limite à ce qu’on devrait dévoiler sur le web ? Et dans ce cas particulier, est-ce que Claudie en montre trop ?

Pour ma part, la réponse est claire, nette et précise : non. 

Et j’aimerais pouvoir en rester là, sans avoir à justifier ma réponse, comme j’aimerais que Claudie n’ait pas à se justifier devant Mathieu et lui prouver qu’elle ne montre pas ses seins « juste pour montrer ses seins ». 

Mais après avoir lu les commentaires comme : « Est-ce que normal de mettre des photos de ça ? Voyons ! » et les « Encore une qui veut attirer l’attention », en plus de toutes les variations de « Mathieu va l’aimer celle-là », je sais que la conversation n’est pas terminée.

Ainsi, voici pourquoi je ne pense pas que Claudie en montre trop. 

C’est parce que la seule personne qui peut mettre des limites sur le corps de Claudie, c’est Claudie. 

Il y a une citation en anglais qui flotte sur le web qui résume parfaitement la situation à mon avis :

« Nudity empowers some. Modesty empowers some. Different things empower different women and it's not your place to tell her which one it is. »

Dans une traduction libre, ça veut dire :

« Certaines femmes tirent leur pouvoir de la nudité. D’autres le tirent de la modestie. Différentes choses donnent du pouvoir à différentes femmes et vous n’avez aucun droit de dicter lesquelles sont légitimes. »

Pour ce qui est du côté public de la chose, le problème ne réside pas dans Claudie, mais plutôt dans le regard que la société pose sur son corps. 

Les femmes, les minorités visibles, les hommes homosexuels et les personnes grosses, entre autres, sont tous catégorisés et leur corps, contrôlé, observé et jugé.

Les femmes doivent être modestes, mais pas farouches. Belles, mais naturelle. Sexuelles, mais uniquement pour l’homme pour qui elles se réservent. 

Et pour ce qui est des autres, on ne veut tout simplement pas les voir. 

Ce que Claudie montre n’est rien d’autre qu’elle-même. Elle montre ce corps qu’elle a appris à aimer comme on montrerait fièrement une œuvre d’art et elle n’a pas à se justifier ou attendre l’approbation de quiconque pour le faire.

Je vous invite donc à trouver ce qui vous donne du pouvoir. Peu importe si c’est une paire de souliers, un photoshoot sexy, la modestie, l’exhibitionnisme, une passion, un art ou un sport! 

Mais cessons d’imposer des limites à ce qui rend les gens heureux, tant que ces choses n’entravent pas la liberté d’un autre. 

Et si les seins de Claudie vous dérangent, sachez que rien ne vous oblige à la suivre sur les réseaux sociaux.

Ce qui vaut aussi pour tous les comptes de femmes, de personnes trans, grosses, homosexuelles, pans, queers, bis, noires, latines, voilées, etc.

Ces personnes ne demandent qu’à vivre leurs vies comme elles l’entendent, il serait peut-être temps de leur accorder cette liberté sans jugement.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position de Narcity Media sur le sujet.

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