L'arrivée d'une nouvelle production de Netflix survolant l'enquête sur Luka Magnotta a vraiment fait jaser au Québec quelques semaines. En effet, les réactions des gens étaient très partagées, certains étant plutôt excités et d'autres, déplorant que Magnotta ne devrait pas recevoir encore autant d'attention. Pour ces derniers, Netflix aurait dû laisser cette histoire comme elle doit l'être: morte et enterrée. « Don't F*** With Cats : Un Tueur Trop Viral » sortait ce 18 décembre sur la plateforme d'écoute. Et comme plusieurs curieux, j'ai décidé de l'écouter attentivement et voici ce que j'en ai pensé. 


Attention, nous désirons vous avertir que cet article contient du contenu graphique qui pourrait choquer certains lecteurs.


On savait déjà que le documentaire de trois épisodes porterait sur les dessous de l'enquête à propos de Luka Rocco Magnotta, plus particulièrement sur le rôle de l'Internet dans la chasse à l'homme.

Je m'attendais à ce qu'on y retrouve des témoignages policiers et des informations au sujet de ses horribles gestes, comme dans tous les documentaires policiers. 

J'ai été quelque peu surpris, et ce, d'une bonne façon. 

En effet, Don't F*** With Cats : Un Tueur Trop Viral propose un regard qui fait changement des documentaires Canal D de ce monde, alors que ce sont les internautes qui mènent l'enquête. 

Je me suis senti captivé par les témoignages de plusieurs utilisateurs du web qui ont suivi le dépeceur de Montréal dès ses premiers actes et ont tout fait pour le retrouver, bien avant que les autorités ne soient au courant de son existence.

Il est assez étonnant de découvrir à quel point ces derniers ont su mener une véritable enquête de main de maître avec peu de choses à leur disposition : quelques vidéos à faible définition et le web. 

D'un peu partout dans le monde, mais surtout des États-Unis, ces gens ont réussi à retracer Magnotta à partir de leurs ordinateurs grâce à quelques éléments anodins d'une vidéo : prises de courant, aspirateur, couverture de loup, station-service et plus. 

Bref, leur histoire est absolument fascinante et intrigante et prouve que personne n'est vraiment à l'abri et que la confidentialité est impossible de nos jours. 

Il y a bien sûr un côté vraiment terrifiant à cette production. En effet, on y découvre plusieurs éléments de l'histoire du psychopathe. Ceux-ci étaient plutôt inconnus du public auparavant, ou du moins, peu connus. 

Lui-même avait réussi à infiltrer les groupes Facebook des gens qui voulaient le retracer et ainsi, s'amusait à brouiller les pistes. 

Il jouait à un jeu de chat et de souris avec eux, si bien qu'il est même allé jusqu'à se rendre sur le lieu de travail d'une des principales investigatrices pour filmer l'endroit et le publier à partir d'un faux compte afin qu'elle le voie. 

Ce genre d'élément n'a jamais été rapporté par les autorités durant toute cette saga, mais les cyberenquêteurs semblent avoir mené un réel combat contre Magnotta, et on réalise qu'ils se sont sentis en danger durant tout ce processus, sans même que les forces policières ne soient au courant de quoi que ce soit. 

Bref, les amateurs d'enquêtes, d'intrigues et d'histoires d'horreur seront vraiment fascinés par Don't F*** With Cats : Un Tueur Trop Viral. En plus d'être bien produit, le documentaire en trois parties saura assurément te clouer au bout de ton divan. 

Bien que plusieurs éléments soient censurés (ou semi-censurés...), les plus sensibles auront peut-être de la difficulté à passer à travers certains segments. 


Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position de Narcity Media sur le sujet.

 

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