Héma-Québec organise souvent des campagnes de dons de sang, qui peuvent sauver des vies. Jusqu’à maintenant, certaines personnes se sentaient stigmatisées et exclues de ces campagnes. C’est que les hommes homosexuels devaient être abstinents depuis un an au moins avant de pouvoir y participer.

Ce délai a été réduit à trois mois, et ce, dès le 3 juin, car Santé Canada a écouté les arguments de la Société canadienne du sang et d'Héma-Québec selon lesquels un délai de 90 jours serait suffisant pour détecter les pathogènes qui sont transmissibles par le sang, notamment le VIH. Les tests permettant de le détecter ne prennent pas plus de six semaines.

« C’est une indication de ce qui arrive quand le gouvernement suit la science », a exprimé le libéral Randy Boissonnault, conseiller spécial du premier ministre Trudeau sur les enjeux liés à la communauté LGBTQ2, selon Radio-Canada.

Rappelons qu’un scandale du sang a éclaté en 1986, ce qui a mené à une interdiction pour les homosexuels actifs de donner du sang à vie. En 2013, les homosexuels ont eu le droit de donner du sang après cinq ans d’abstinence et après un an en 2016.

Jusqu’à aujourd’hui, les hommes ayant eu des relations sexuelles dans la dernière année avec d’autres hommes étaient considérés comme des donneurs à haut risque. « La prévalence du VIH se situe à plus de 10 % chez ce groupe par rapport à bien moins de 1 % chez les hétérosexuels ou les lesbiennes », peut-on encore lire sur le site d’Héma-Québec, qui tenait compte des données scientifiques, lesquelles ont changé depuis.  

L’Angleterre et l’Écosse ont déjà adopté ce délai de trois mois en 2017.  

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