Contrairement à la croyance générale, l’ayahuasca n’est pas une invention tirée de l’imagination de l’auteur Luc Dionne, le cerveau derrière la quotidienne québécoise à succès District 31. Il s’agit d’une substance hallucinogène qui existe véritablement et qui est très populaire dans la région de l’Amazonie. Alors qu’un Québécois s’est enlevé la vie au printemps dernier après en avoir consommé, tout le monde parle maintenant de l'ayahuasca, cette drogue illégale et assez dangereuse qui demeure peu connue au Canada.

L’ayahuasca est une boisson puissante et hallucinogène qui existe depuis des lustres. Elle se boit et est utilisée lors de cérémonies spirituelles chamaniques dans certains pays d’Amérique latine, comme le Pérou, le Costa Rica et le Brésil. Depuis une vingtaine d’années, il y a un engouement pour cette boisson, que ce soit pour une question de mode ou de ressourcement, il existe une sorte de tourisme psychédélique.

Elle peut d’ailleurs provoquer des hallucinations ou des émotions intenses. Certains utilisateurs de cette boisson affirment qu’elle donne un aperçu de comportements qu’ils veulent changer.

La boisson au goût amer est préparée à partir d’une vigne d’ayahuasca mélangée avec des feuilles de chacruna qui contient de l’alcaloïde N,N-diméthyltryptamine (au Scrabble, tu gagnerais énormément de points), ou DMT. Les adeptes décrivent les sensations comme étant un éveil spirituel ou d’un voyage intérieur. 

Le marché de l'ayahuasca est florissant en Amérique latine et peut apporter son lot de problème. À Iquitos, plusieurs commerces approvisionnent la région, mais exportent aussi à l'étranger, comme en Inde, en Russie et aux Pays-Bas.

L’ayahuasca est interdite dans la majorité des pays occidentaux. Au Canada, l’importation est toutefois autorisée par Santé Canada à des fins religieuses pour cinq groupes : 

– Ceu da Divina Luz do Montréal

– Céu do Montréal

- Beneficent Spiritist Center União do Vegetal (Montréal)   

– Église Santo Daime Ceu do Vale de Vida (Val-David)

– Céu de Toronto 

Ces cultes sont reliés au Santo Daime, un mouvement religieux originaire de l’Amazonie brésilienne qui utilise l’ayahusca comme breuvage spirituel. 

D’ailleurs, la très grande majorité des faits soulignés dans la série à succès de Luc Dionne, District 31, en début de la quatrième saison, sont en soi vrai.

La technicienne en génétique de District 31 mentionne le cas d’un Canadien qui a été lynché et tué au Pérou. C’est bel et bien arrivé, et ce en avril 2018. L’énoncée concernant une dizaine de touristes de partout dans le monde ont trouvé la mort depuis 10 ans lors de cérémonies au Pérou est aussi vraie.

Depuis une vingtaine d’années, le tourisme centré sur l’ayahuasca s’est développé de façon considérable. Des milliers de touristes se tournent vers Iquitos, au Pérou, comme le Québécois décédé le printemps dernier.

L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ainsi que Santé Canada mettent en garde les voyageurs québécois et canadiens qui souhaiteraient vivre une expérience chamanique en Amérique latine.

«Certains ont été agressés, des viols ont été rapportés,  plusieurs touristes ont été gravement malades, dont certains ayant souffert de psychose toxique», peut-on lire dans un rapport de l'INSPQ

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