Avec ses quatre canicules, le mois dernier a fait suer beaucoup de résidents de la grande région de Montréal. Cependant, il semblerait qu'on n'ait pas été les seuls à avoir chaud, car le mois de juillet 2019 a été le plus chaud enregistré depuis que les données sur les températures mondiales sont compilées.

Plusieurs canicules ont eu lieu un peu partout sur la planète, notamment en Europe et au Québec. Le service européen sur le changement climatique Copernicus a analysé et compilé les données de toutes les températures au monde. 

 

 

Selon Jean-Noel Thepaut, chef du service chez Copernicus, la température a augmenté de 1,2 °C depuis l'ère pré-industrielle, période dont se sert l'Organisation des nations unies (ONU) à titre comparatif. Les températures récoltées depuis 1979 démontrent cette augmentation de mercure, selon le site de Copernic.

Une canicule très forte a marqué l'Europe de l'Ouest vers la fin juillet. Des records de chaleur ont été atteints en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas notamment. L'Alaska, le Groenland et la Sibérie ont également eu des températures plus élevées que la moyenne, tout comme l'Asie centrale et certaines régions de l'Antarctique.

Ces canicules seraient dues aux facteurs humains, qui ont fait grimper les températures, selon un rapport des scientifiques de la World Weather Attribution. Selon eux, sans les humains, la canicule qui a touché l'Europe aurait eu des températures d’environ 1,5 à 3 °C moins élevées.

« Nous nous trouvons devant une grave crise climatique. Nous devons immédiatement accélérer les actions pour le climat dont le monde a besoin », a pour sa part mentionné Antonio Guterres, le secrétaire générale de l'ONU.

Le dernier mois de juillet qui avait été presqu'aussi chaud remonte en 2016. Le mercure était alors 0,04 °C plus bas que celui de 2019, et ce, malgré un puissant el Niño.

 

 

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