Il y a deux semaines, un drame familial a touché le Québec en entier alors qu'une jeune fillette de 7 ans, de Granby, a perdu la vie après avoir été martyrisée par son père et sa belle-mère. La jeune fille a succombé à ses blessures, alors qu'elle aurait été séquestrée, ligotée et bâillonnée. 

L'histoire a fait les manchettes pendant plusieurs jours alors que le gouvernement de François Legault a blâmé la DPJ de l'Estrie qui, selon le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, aurait dû agir avant et qu'« il y a eu des failles dans le système. » Le premier ministre François Legault a aussi ajouté qu'« il voulait savoir ce qui s'est passé avec le centre jeunesse. »

Suite à cela, le directeur de la DPJ de l'Estrie, Alain Trudel, a été relevé de ses fonctions par le gouvernement, alors que le ministre Carmant juge que sa gestion aurait été insatisfaisante dans ce dossier. 

Aujourd'hui, la DPJ a émis une lettre ouverte, nommée « La cause des enfants tatouée sur le coeur », signée par les 19 directeurs des différents bureaux de la DPJ du Québec.

Celle-ci défend le travail de la DPJ et ceux de leurs intervenants qui sont «  sont confrontés à la détresse, la pauvreté, la maladie mentale, le rejet, l'isolement et la violence vécue par les jeunes parmi les plus vulnérables de la communauté. »

On peut y lire: « Depuis l’annonce du décès de cette petite fille, chacun d’entre nous ainsi que chaque intervenant et gestionnaire de nos services est affecté, bouleversé ».

Ils affirment aussi qu'il y a en effet des changements à apporter dans le système. « Nous sommes d'avis, comme plusieurs intervenants et experts l'ont exprimé, que pour actualiser notre mission de protection des enfants, notre réseau a besoin d'être soutenu différemment.»

Les directeurs inscrivent aussi que la DPJ s'engage à coopérer dans les enquêtes qui ont été ouvertes et qui sont en cours. « Comme nous l'avons toujours fait dans l'intérêt des enfants, soyez assurés de notre contribution pleine et entière, et ce, tant au cours du processus qui s'amorce que lors de la mise en place d'éventuelles mesures afin d'éviter qu'un tel drame ne se produise à nouveau.» 

Pour lire la lettre intégrale de la DPJ, c'est ici. 

 

 

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