Le 15 juin était une date bien attendue dans la grande région de Montréal : c’est le jour où les salons de coiffure et salons esthétiques peuvent finalement rouvrir leurs portes. Disons-le : si le travail des coiffeurs pouvait être sous-estimé par certains, cette pandémie a rappelé à tous pourquoi ces personnes sont indispensables à notre bonheur. 

Les réouvertures viennent avec plein de règles pour assurer la sécurité des clients. Si celles appliquées dans les commerces au détail sont maintenant la norme, il y en a de nouvelles à apprendre dans les différents salons. 

Les salons d’esthétique ou de coiffure avec des magazines dans les aires d’attente, la section café et le papotage entre clientes ne reviendront pas de sitôt. 

Tous les salons qui rouvrent ce 15 juin doivent répondre au guide de normes sanitaires en milieu de travail pour le secteur des soins personnels et de l’esthétique de la CNESST (Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail.)

Tu peux donc t’attendre à voir un peu moins de déco et de pétillant dans ton établissement préféré.

Fanny Pilon, copropriétaire du salon de coiffure et esthétique LOV Mirabel raconte que les clients, qui doivent entrer à l’heure pile de leur rendez-vous et sans accompagnateur, ont plusieurs étapes à faire avant de recevoir leur soin.

Ils doivent d’abord se désinfecter les mains et leur téléphone cellulaire à l’aide du produit offert, et s’assurer de porter un masque.

Ils peuvent ensuite se rendre directement à la chaise de leur coiffeur, selon les marquages au sol, pour signer un formulaire de consentement.

Les clients ne peuvent plus amener d’effets personnels, comme un ordinateur, ou même un breuvage de l’extérieur. Tout ce qui peut être touché par plusieurs personnes, comme les magazines, a aussi été retiré. 

Pour l’instant, Fanny explique qu’elle ne pourra plus offrir de café à ses clients pendant leur visite : « le problème, c’est que s’ils boivent un café, ça implique qu’ils retirent leur masque, et c’est ce qui doit être évité ». 

Selon les normes de la CNESST, des barrières physiques sont mises entre les différents postes de travail trop proches, comme les lavabos et les stations de coloration. Une cape propre sera offerte à chaque cliente. 

En plus d’un masque, les employés du LOV portent la visière comme ils doivent être à moins de 2 mètres de leurs clients. 

Patricia Dionne Stewart, propriétaire du Ongles Chic & Divine, explique que les procédures sont semblables pour les ongles.

Les clientes ne peuvent venir accompagnées, ou amener des biens de l’extérieur, et il y a une zone isolée par des écrans en plexiglas pour la fonte des ongles, ainsi qu’un espace pour la manucure. 

Un délai est calculé entre chaque cliente pour bien désinfecter le tout. 

Avec l’adoption de toutes ces mesures et le nombre de clients limités, ceux-ci peuvent s’attendre à voir une augmentation du prix de leurs soins d’esthétique. 

Le LOV Mirabel a augmenté ses prix d’environ 10 % à 15 %, selon le soin, alors qu’Ongles Chic & Divine a augmenté d’environ 5 $ chaque manucure.

On explique cette hausse avec les soins restreints, mais aussi toutes les dépenses liées au nettoyage supplémentaire et aux divers équipements de protection. 

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