Depuis mars dernier, la COVID-19 a touché plus de 61 000 personnes au Québec, dont près de la moitié était située dans la métropole. Voilà qu’une étude affirme que les « communautés culturelles » du Grand Montréal sont plus vulnérables au coronavirus.

C’est ce que démontre la plus récente étude de l’Institut universitaire SHERPA, un organisme qui étudie l’avancement des connaissances en matière d’intervention en contexte de pluriethnicité.

Le but de l’étude ? Mieux comprendre les enjeux vécus par les membres de communautés culturelles à Montréal, en particulier les groupes plus défavorisés.

Elle indique que certains groupes au sein des communautés culturelles montréalaises sont « vulnérabilisés » en raison de plusieurs facteurs économiques et sociaux.

Parmi ces facteurs se retrouvent la précarité financière, l’occupation d’un emploi dans un secteur à haut risque d’exposition à la COVID-19, un statut migratoire précaire, être sans statut et être allophone.

Selon l’Institut, de tels facteurs « pourraient contribuer à des taux d’infection et de la détresse psychosociale élevés dans certains quartiers pluriethniques et défavorisés de Montréal ».

« Les politiques de santé publique doivent viser à mieux protéger les groupes affectés par ces facteurs économiques, linguistiques, socioculturels et migratoires », peut-on lire.

Le rapport rapporte que le ministère de la Santé et des Services sociaux, alors sous Danielle McCann, avait déclaré le 31 mars dernier que le dépistage et les soins liés à la COVID-19 seraient gratuits « à toute personne vivant au Québec, quel que soit leur statut migratoire ».

Or, la carte-soleil est demandée lors du dépistage et l’accessibilité à une assurance maladie est l’un des autres facteurs importants soulignés par SHERPA. 

En ce qui concerne les emplois à haut risque, la direction de la santé publique de Montréal l’avait déjà signalé en mai dernier.

« En date du 16 mai dernier, les personnes atteintes de la COVID-19 étaient 2,5 fois plus nombreuses dans les secteurs très défavorisés que dans les secteurs très favorisés de l’île de Montréal », indiquait Santé Montréal.

Les recommandations, à la suite de l'étude, incluent de promouvoir l'accès aux informations et consignes sanitaires en établissements dans plusieurs langues, l'accès aux services de santé et services psychosociaux et favoriser l'accès aux mesures d'aide financière.

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