La rue Amherst à Montréal est une artère assez principale de la ville. Traversant le Village gai du nord à partir de la rue Sherbrooke et se rendant jusque dans le Vieux-Port dépassant un peu la rue Saint-Antoine, elle est un point de repère pour la plupart des Montréalais. 

Cependant, depuis quelques années le nom de cette rue était très controversé et c'est pourquoi la rue Amherst de Montréal change de nom pour devenir la rue Atateken à partir d'aujourd'hui, dans le but de faire un pas de plus vers la réconciliation entre la ville et les peuples autochtones.

Alors que c'est un projet qui est dans l'air depuis l'ère de l'ancien maire Denis Coderre, c'est aujourd'hui, en cette Journée nationale des peuples autochtones, que la mairesse Valérie Plante a inauguré la nouvelle rue Atateken. 

Atateken signifie en langue kanien'kéha (Mohawk) « frères et soeurs ».

La rue Amherst qui était nommée en l'honneur du général britannique Jeffrey Ahmerst avait crée la controverse alors qu'Amherst serait reconnu comme le « père de la guerre bactériologique ». Selon des historiens du Québec, il aurait en effet infecté des couvertures du virus de la variole pour ensuite les offrir aux amérindiens dans le but d'« exterminer cette race». 

Valérie Plante a affirmé par communiqué ce matin : « Je suis émue de nous voir arriver ensemble à poser ce geste. Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l'esprit de Montréal dans son programme de réconciliation »

Il faudra désormais demander à ton chauffeur de taxi de te déposer sur la rue Atateken, qu'on prononce A-de-dé-gan, désormais quand tu vas sortir dans le Village.

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