L'été dernier, une nouvelle tendance en matière de transport urbain s'est installée à Montréal. En effet, empruntant le pas à plusieurs capitales européennes et à la Californie, pour ne nommer qu'eux, la métropole a permis l'entrée des trottinettes électriques. Par contre, l'aventure n'aura pas duré longtemps, car ces dernières ne seront pas de retour en 2020. 

L'histoire d'amour entre les Montréalais et les compagnies Lime et Bird aura donc été très éphémère.

En effet, le désordre créé par ce type de véhicule de transport sans ancrage serait en cause. 

C'est le conseiller municipal Éric Alan Caldwell qui en a fait l'annonce ce mercredi matin lors d'une réunion du comité exécutif de Montréal. 

Selon le bilan de la ville par rapport aux véhicules non immatriculés en libre-service sans ancrage (VNILSSA), seulement 20 % des trottinettes utilisées durant la saison 2019 ont été stationnées dans les endroits prévus à cet effet.

Selon M. Caldwell, le règlement par rapport aux stationnements n'a pas été respecté dans 80 % des cas, ce qui représente un taux d'infraction beaucoup trop élevé. 

« Montréal ne veut pas se transformer en police des trottinettes », a-t-il affirmé. Il ajoute : « Si on veut un règlement qui fonctionne, c’est la responsabilité des opérateurs de faire en sorte que le déploiement se fasse de façon claire et ordonnée. »

Or, M. Caldwell avoue que la ville n'était pas prête pour cette nouvelle façon de se transporter et qu'« il faut savoir en tirer un constat d'échec ».

Le comité exécutif admet par contre que ce mode de mobilité a bel et bien sa place dans une ville comme Montréal, mais que « pour que ça fonctionne, ça ne doit pas nuire aux autres modes de mobilité durable et c'est ce qui est arrivé l'an passé ».

En plus de ce non respect des espaces de stationnements, plusieurs constats d'infraction du Code de la sécurité routière ont été distribués par la police l'été dernier.

Pas moins de 324 personnes ont d'ailleurs reçu des amendes parce qu'elles ne portaient pas de casque.

Un autre type de véhicules en libre-service sans ancrage (VNILSSA), soit le vélo électrique dans le style de celui proposé par JUMP, sera par contre de retour, annonce la ville.

En effet, concernant ces derniers, « le respect de la réglementation a été beaucoup plus clair », indique M. Caldwell.

Rappelons que les vélos à assistance électrique doivent se vérouiller à des supports de la ville, ce qui laisse place à moins de dérapage que dans le cas des trottinettes.

Les commentaires sont maintenant fermés.
Paramètres de compte
Notifications
Favoris
Me déconnecter

Enregistre cet appareil afin de recevoir des notifications