Alors qu'on se réjouit tous à l'idée de voir les Fêtes arriver et les premières neiges tomber, on semble oublier une chose importante: la saison froide, ça vient aussi avec le virus du rhume, qui semble toujours réussir à toucher chacun d'entre nous un par un, même si on traine notre Purell comme notre précieux. 

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Puis, cette année, une deuxième chose peut nous inquiéter alors qu'on entend de plus en plus parler d'une nouvelle maladie mystérieuse qui a fait le tour chez nos voisins du sud, les États-Unis, et commence maintenant à s'en prendre au Canada: la myélite flasque aiguë. La myélite flasque aiguë (MFA), est en fait une maladie rare qui cause la paralysie dont les symptômes ressemblent d'abord à ceux de la grippe et d'autres virus.

Aux États-Unis, c'est 155 cas depuis le début de l’année qui sont suspectés, et 62 qui ont été confirmés. Au Québec, on n'est pas épargnés alors que c'est 44 cas de MFA qui ont été rapportés selon le site du Gouvernement du Canada, et 24 qui ont été confirmés. L'Agence de la santé publique du Canada a donc été informée d'une hausse du nombre de cas signalés, mais tant que les 20 cas font l'objet d'une enquête on ne peut parler de nombre de cas au-dessus de la moyenne annuelle au pays. 

Ce matin, La Presse confirmait toutefois que cinq cas ont été traités à Montréal cette année,  à l'Hôpital de Montréal pour enfants.

Selon le Docteur Friedmanpédiatre en chef associé à l'Hospital for Sick Children de Toronto, la maladie toucherait particulièrement les enfants de moins de 15 ans. D'ailleurs, depuis que le CDC (Centers for Disease Control and Preventiona commencé à enquêter sur la maladie, en 2014, c'est 90% des cas qui ont touché des enfants de moins de 18 ans. 

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La maladie se présente d'abord avec des symptômes qui ressemblent à ceux d'un virus: fièvre et état de faiblesse générale. Selon la Dre Caroline Quach, microbiologiste-infectiologue du CHU Sainte-Justine interviewée par La Presse, la différence, c'est que ça se transformera ensuite en faiblesse musculaire, dans les bras et/ou les jambes. Puis, il y aura une diminution ou abolition des réflexes musculaires des membres pour parfois aussi ressentir des picotements et constater un affaissement des traits du visage. 

Selon le peu d'information sur la maladie, on parle principalement d'une complication rare d'une infection à un virus fréquent. La faiblesse peut être causée par une maladie auto-immune, une exposition à des toxines environnementales, ou même à une infection par divers virus. Malheureusement, l'origine de la maladie demeure même parfois inconnue et c'est ce qui est inquiétant.

On ne connaît toujours pas les conséquences à long terme de la maladie puisque les patients réagissent tous différemment. Certains continuent de souffrir et ont besoin d'avoir des soins de façon permanente. Dans d'autres cas, les personnes récupèrent rapidement. À l'hôpital, ça ne se traite pas avec des antiviraux, mais on va offrir des soins de support, comme aider le malade à respirer ou à se nourrir.

Le Gouvernement du Canada recommande aux Canadiens de réduire le risque en prenant les mêmes précautions qu'on prend annuellement durant la saison des virus. Voici leurs recommandations (toutes les infos ici): 

  • Se laver souvent les mains;
  • Tousser et en éternuant dans la manche, et non dans les mains;
  • Garder propres les surfaces souvent utilisées, comme les dessus de comptoir;
  • Éviter de se toucher le visage avec les mains; et
  • Éviter de s'approcher de personnes malades.

Sources:Gouvernement du Canada, La Presse, CBC

 

 

 

 

 

 

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