Le 27 septembre 2019 restera marqué dans l'histoire du Québec alors qu'une marche pour le climat sans précédent avait mobilisé une foule record de plus de 500 000 personnes, dont la jeune activiste Greta Thunberg. Des mois plus tard, la crise climatique inquiète toujours et les étudiants sont d'avis que les gouvernements « ne sont pas à la hauteur de l’urgence climatique. » C'est pourquoi une autre grève pour le climat se prépare au Québec et elle devrait durer une semaine complète. 

En effet, on apprenait ce mardi que les étudiants du niveau secondaire, collégial et universitaire de la province se sont regroupés pour former la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES). 

Celle-ci veut envoyer un message clair aux gouvernements de Justin Trudeau et de François Legault : « La population étudiante s'unit sous une même bannière pour répondre à la crise climatique et sociale. » 

Dans une publication Facebook, la CEVES précise que du 30 mars au 3 avril 2020 se déroulera la Semaine de la Transition pendant laquelle des luttes locales auront lieu dans les institutions scolaires. 

« Il s’agit d’une semaine de grève pour promouvoir l’éducation populaire sur les enjeux qui concernent directement la population étudiante. Cette semaine visera à se réapproprier les milieux éducatifs pour qu’ils deviennent des milieux propices à la mise en place de la transition », précise la CEVES.

Cette semaine de grève a également pour but de dénoncer deux enjeux gouvernementaux précis.

La Coalition demande d'abord « l'abandon immédiat de l’ensemble du projet GNL Québec ». Ce dernier, qui consiste à la construction d'un gazoduc, viendrait détruire tous les efforts de réduction de GES au Québec depuis 1990, rapporte la CEVES. 

Le mouvement étudiant s'oppose également au Coastal GasLink Pipeline prévu par le gouvernement fédéral et d'autres autorités du pays, car ce projet porterait notamment atteinte aux droits de la Première Nation Wetʼsuwetʼen. 

Mardi avant-midi, certains porte-paroles de la Coalition étaient réunis pour une conférence de presse, à l'UQAM. 

« S’ils ne nous entendent pas encore une fois, nous augmenterons les moyens de pression », a exprimé une des membres présentes, Andréanne Désormeaux, étudiante à l’Université de Sherbrooke. 

Elle ajoute : « La grève ne brimera pas notre éducation, mais la crise climatique brimera notre avenir. »

D'autres détails seront donnés dans les prochaines semaines sur les mobilisations à venir via le site et/ou la page Facebook de la CEVES.

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