La première semaine du mois de février 2020 a définitivement fait jaser à Montréal. Alors qu'une tempête de près de 40 cm a frappé la métropole et que les Montréalais ont dû trouver des moyens de transport inusités pour se déplacer dans la ville, le choix d'une jeune femme a particulièrement fait réagir : elle s'est accrochée à un bus de la STM qui circulait sur la rue Sherbrooke Ouest.

Ça n'aura pris que quelques heures pour que sa vidéo fasse le tour du Québec. Cassandre Thomas, 19 ans, a partagé la vidéo sur son compte Instagram à ses 126 000 abonnés avec le message : « Quand tu rates le bus. »

Dans cette vidéo, on peut la voir tenir le pare-choc de l'autobus de la ligne 24 sur plusieurs coins de rue. 

Ce n'est pas que la curiosité et la fascination des gens qui ont fait réagir. C'est également la sécurité de la jeune femme et aussi les lois québécoises brisées qui font jaser. 

Voici la vidéo en question : 

Selon le Journal de Montréal, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a pris connaissance de cette vidéo grâce aux réseaux sociaux.

L’agent relationniste Jean-Pierre Brabant a confirmé au média que ce genre de pratique est considéré comme du car surfing et qu’une personne reconnue coupable de cet acte s’expose à 12 points d’Inaptitude et à plus de 1 000 $ d'amende.

Cassandre Thomas, qui vient de Saint-Martin et est Montréalaise depuis seulement deux ans, a accepté de répondre à toutes nos questions sur cette téméraire cascade.

Pourquoi as-tu réalisé cette cascade à Montréal?

« C'était quelque chose que je pensais faire depuis un moment. J'ai vu la neige, j'ai vu que la route n'avait pas de nid de poule grâce à ça, donc je me suis dit que c'était le moment de le faire. » 

Combien de temps as-tu pris pour planifier le tout?

« C'était une idée qui était dans ma tête depuis un petit moment, mais récemment elle est revenue. Je devais m'assurer que les conditions étaient favorables et, après, je l'ai juste fait. »

J'ai vu que tu n'avais aucun équipement. As-tu pensé à un casque ou des protecteurs? 

« Non, je ne me suis pas dit que j'en aurais forcément besoin. Je savais que ça allait bien se passer. » 

Avais-tu un plan d'urgence si ça ne se passait pas comme prévu?

« Il y avait des gens avec moi qui étaient prêts à intervenir. Je connaissais les gens dans la voiture qui suivait le bus.

« J’avais prévu, si le bus freinait, de me rabattre pour ne pas passer en dessous... Il y avait beaucoup de choses de prévues et calculées. Le bus ne devait pas tourner selon son trajet, mais s’il tournait j’avais un plan. » 

Avais-tu pensé aux conséquences légales?

« Pas du tout. Je ne me rendais pas compte que ça serait si grave que ça, sur le coup. C'est quand tout le monde a commencé à en parler que j'ai compris l'ampleur. »

T'attendais-tu à ce que la police intervienne ?

« Non, je ne m'y attendais pas. Enfin... Si je m'étais vu sur le coup, oui. Mais je ne pensais pas qu'il y aurait autant de conséquences après. Les policiers examinent encore le dossier. 

« Je n'ai jamais eu de ticket pour mes cascades. » 

Avais-tu peur des conséquences de ta cascade? En as-tu déjà eu?

« Je n’ai jamais vraiment eu de conséquence. Je ne suis jamais allée à l’hôpital, je ne me suis jamais fait vraiment mal. En fait, je suis habituée, je fais ça depuis que je suis toute petite.

« Il y a énormément d’entraînement. Je ne recommande pas de le faire à tout le monde. Moi, je vis pour ça, je fais ça tous les jours et il n’y a jamais eu de grosses conséquences. Je sais ce que je fais. Si je fais quelque chose, c’est parce que je sais que je suis capable de le faire. »

Que penses-tu de toute l'attention que tu as reçue en ligne?

« Ça parle beaucoup de moi au Québec. Je me dis que ça peut être bien, ça peut me permettre de me faire repérer par des producteurs. Je pense que l'exposition peut être pas mal. » 

As-tu réussi à attirer l'attention de personnes de l'industrie des cascadeurs?

« Actuellement, je n'en fais pas professionnellement, mais j'ai reçu quelques courriels grâce à ma vidéo. » 

Planifies-tu déjà une prochaine cascade? 

« Là je rentre à Saint-Martin pour deux semaines alors j'ai quelques trucs de prévus là-bas. Saint-Martin, c'est beaucoup plus libre, beaucoup moins strict.

« Par exemple, on n'a même pas de feux rouges sur l'île. Donc moi, les feux rouges, je ne connaissais pas forcément. Quand je suis arrivée à Montréal, j'ai pris le métro pour la première fois... J'ai pas été habituée à vivre avec autant de restrictions et de règles. Voilà pourquoi, pour moi, cette cascade c'était pas un gros truc. »

Si c'était à recommencer, le ferais-tu à nouveau ?

« Non, je ne recommencerais pas. Je ne m'attendais pas à un si gros impact, je ne pensais pas que les gens allaient réagir comme ça. Enfin, pour moi c'était juste une cascade de plus. Un truc qui me tenait à coeur que j'avais réussi à faire.  

« Je l'ai fait une fois et je ne le referais pas une deuxième fois. » 

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