Depuis que je suis haute comme trois pommes, j'ai toujours été à la quête de la perfection. Plus jeune, je refusais d'avoir du gâteau sur le menton. Ensuite, je comptais l'espace de chaque côté de ma queue de cheval pour être certaine qu'elle était bien centrée.

En vieillissant, j'ai voulu que mon amoureux soit parfait, mes notes excellentes, ma voiture impeccable.

Je voulais des électroménagers de l'année, être propriétaire avant 25 ans et bien sûre, être bachelière.

Je me suis mise une pression énorme sur les épaules. Je gérais mon argent de sorte que mes objectifs soient atteints, mais je n'avais pas nécessairement le salaire en conséquence.

Je ne sortais pas souvent, je refusais de faire des activité sociales trop coûteuses et je me privais même de ma plus grande passion; voyager.

Et puis j'ai commencé à me planter. En arrivant à l'université, j'ai lâché mon programme parce que j'avais l'impression de ne pas être passionnée. J'ai commencé à perdre des amis, car ils croyaient que j'étais désintéressée. J'ai senti cette petite flamme en moi s'éteindre à force de me négliger.

J'ai eu un wake up call, et j'ai décidé de chambouler mon monde de A à Z. Je me suis posée les bonnes questions. C'était quoi mes priorités? Qu'est-ce qui me donnait goût à la vie?

Est-ce que mon condo me procurerait réellement du bonheur à cet période de ma vie? Absolument pas. Est-ce que de partir quelques temps en sac à dos à Bali m'aiderait? Totalement!

J'ai pris dans mes économies, j'ai décidé d'acheter des souvenirs et de me réorienter.

J'ai appris à accepter que j'avais une âme de bohème. Que le travail 9@5 toute ma vie avec la même routine, ça ne me rendrait jamais heureuse. J'ai compris que personnellement, je préférais être moins fortunée, mais vivre de mon art.

J'ai recommencé à voyager plus, à aller sauter dans des grottes, à faire de la plongée sous-marine avec les poissons, à aller rouler en 4 roues dans des rues qui m'étaient totalement inconnues, à aller faire des sauts en parachute... À faire confiance à la vie.

Depuis que j'ai eu ce déclic, j'ai l'impression de connecter à nouveau avec mon univers. Je me sens appréciée et j'apprécie mon entourage. L'ordre de mes idées est plus claire et je m'épanouie à une vitesse fulgurante.

Parce que j'aime mieux avoir fait tout ça en vain durant mon premier quart de siècle, que durant la moitié de ma vie.

Il n'est jamais trop tard pour changer d'avis. De s'entêter à poursuivre sur une route boueuse et obscure ne te mènera pas à destination. Tu vas juste te perdre en chemin.

Y'a rien comme l'orgueil. Pis c'est correct d'en avoir un peu. Mais comme n'importe quoi dans la vie, ça prend du ballant. Vis pour toi et non pas pour les autres. Et si quelque chose rend ta vie un peu moins belle, apprends à lui dire au revoir.

Parce que comme on dit, à chaque au revoir un nouveau bonjour.

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