Siouplaît. On peut-tu se dire les vraies affaires? Fût une période où je pensais que les réseaux sociaux, la technologie, les applications et compagnie, étaient vraiment une bonne chose pour les célibataires. Ça rendait tout facile, accessible et ça nécessitait vraiment pas d’efforts. Du dating de paresseux. Sans avoir besoin de mettre le nez dehors, dans le confort de ton logis, que tu sentes bon ou non, que tes cheveux soient gras ou pas, tu pouvais entrer en contact avec d’autres célibataires, apprendre à les connaître (lire: te faire remplir de bullshit), et t’organiser des rencontres.

C’est fou, depuis l’apparition des app de dating, t’as besoin de RIEN, pas besoin de temps, de sortir, même pas besoin de doigts, cr*ss tu peux swiper avec ton nez si t’es mal pris. Oui. Je texte des fois avec mon nez quand j’ai les mains pleines avec mes sacs d’épicerie dans l’entrée de mon édifice à chercher mes clés. Oui. J’ai des mauvaises priorités. Un jour, cette position me mènera à l’amour. J’en suis convaincue.

Tout ça pour dire. Les sites. Les applications. Y’en a pour tous les goûts. En cherchant un peu, ok oui j’en ai essayé pas mal. Sauf celles trop spécifiques, genre rencontre sportive. J’peux juste pas m’inscrire là-dessus, le gars va me voir arriver pis y va me trouver extrêmement mystérieuse parce qu’il saura pas trop quel type de sport je préfère. Pis là on va aller faire du canot-camping pis y va comprendre. Comprendre que j’fais pas de foutu sport pis que mon sac à dos est rempli de délicieuses friandises, telles que des chips, des pogos (cuit dans le feu de fin de soirée, pourquoi pas!) des fromages, et j’en passe. Le coup de grâce? Il va voir dépasser de la bouffe de mes poches de jeans, genre des saucisses à hot-dog, avec une bouchée de prise dedans, placé en sécurité au cas où un incident m’arriverait et que j’serai perdue en forêt. On est jamais trop prudent.

C’est sûr que dit de même j’ai pas l’air de la personne la plus attrayante au monde. Internet a dû jouer en ma faveur une couple de fois certain. Sauf que, l’internet nous a rendu très lâche. On se permet de moins en moins d’aborder les gens, on rejette toute possibilité de rencontre fortuite. Parce que c’est moins blessant d’se faire revirer de bord en ligne qu’en personne. Ça atteint pas ton orgueil, ni ton estime. 

Ce qui m’amène à quelque chose que j’ai soulevé dans un article précédemment cet hiver. Et j’ai réalisé suite à des commentaires reçus sur FB que ça semble prendre de l’ampleur et que c'est un phénomène courant. J’te parle d’utiliser les réseaux sociaux pour tenter sa chance. Écrire à quelqu’un que tu trouves mignon, lancer sa ligne à l’eau voir si ça va mordre. Ou sucer. Tout dépend de tes préférences. Vite de même, rien à signaler. Mais, c’est pas ça la réalité. C’est beaucoup plus sombre et pathétique. Je vais parler au nom des femmes, tout en sachant que ça arrive aussi bien à des hommes.

Certains hommes viennent nous parler en privé. Ça prend 2 lignes et tu sais déjà vers quoi ça s’enligne. J’te parle de ça, parce que j’ai l’exemple parfait qui m’est arrivé une fois de plus. ENCORE. J’ai lu les trois premiers mots et mon radar à marde s’est déclenché. Ça sentait rien de bon à venir. Et j’avais raison. Moi j'suis brisée, mon radar lui est le nec plus ultra de la détection à embrouilles.

Je réponds à tout le monde, tout le temps. J’pense être smatte parce que ça me fait plaisir d’échanger avec les gens. Chacun se sent à l’aise de me raconter des trucs souvent hyper personnels parce qu’on dirait que j’écris tellement des affaires intimes que c’est un peu comme si les gens me connaissaient. J'suis chanceuse d'avoir ce type de messages et j'suis contente chaque fois que j'en lis un. 

Mais. Aujourd’hui. Je signale QU’IL Y A DES LIMITES! Pis je dis ça pour toutes les autres femmes à qui ça arrive. J’ai répondu avec politesse, sauf que dans ma tête ça ressemblait plutôt à me niaises-tu criss de piment? TU viens me parler. TU m’intéresses pas. TU vis mal avec le rejet. TU m’envoies chier. TU me bloques. C’est quoi cette attitude-là? Dude, tu comprends pas la vie. J’te dois rien. J’tai parlé respectueusement, je t’ai signalé mon non-intérêt. Gentiment. Parce que si je t’avais dévoilé le fond de ma pensée ça aurait été plus direct et moins censuré. Non j’veux rien savoir de toi, tu m’intéresses pas. Pis si ton argument pour me séduire c’est ta grandeur, ça veut dire que t’as des qualités médiocres sur un est* de temps. NON, T’ES PAS COOL. Si tu voulais être cool, tu lirais entre les lignes et tu me sacrerais la paix. T’es tout. Sauf cool. T’es le roi des lourdauds. Le prince des gossants. L’harceleur qui sait pas qu’il harcèle. Qui répète son petit manège avec plein d’autres filles.

C’est pathétique. Pour vrai. C’est quoi le protocole par rapport aux gens comme ça qui nous écrivent? Si j’te réponds pas, tu vas m’envoyer chier. Si j’te réponds en te disant que je suis pas intéressée, tu vas m’envoyer chier. La finalité négative est inévitable avec ce type de personne. Pourquoi? Parce que t’es un clown, mon gars. Un clown pas drôle par contre. Pas un beau clown qui fait rire les enfants. T’es plutôt le clown de la légende urbaine; la statue de clown grandeur nature dans le salon que la p’tite gardienne trouve weird avant d’se faire dire au téléphone par les parents que y’a pas de statue de clown chez eux.

Je trouve ça fascinant. Et triste. Le même feeling que j'ai quand je me brosse les dents maganée de la veille pis que le coeur me lève. Au lieu de terminer ça poliment en disant ah ok je comprends pas de problème, comme un adulte respectable qui n’a pas de problème de confiance en lui, il m’insulte. Moi j'tai pas fâchée, je voulais juste être claire, pisser autour de ma personne pour délimiter mon territoire et signaler du même coup que ma simple présence me comble. Ça aurait pu finir ben relax. 

Hélas non. Y’a rien là-dedans qui te met en valeur. Rien. Et tu ne l’assumes même pas, puisque tu me bloques. Ironique quand même. Pourquoi tu me bloques? Parce que ça te fait peur que je signale ton compte? Parce que ça te fait peur que je tag dans un statut avec un screenshot de la conversation? Parce que tu veux que j’disparaisse? Une chose est sûre, tu me bloques pour me faire fermer la yeule.

Je serai curieuse de voir si tu en parles à tes chums de gars.  Si tu racontes tes démarches infructueuses, qui au départ ne sont pas méchantes, mais qui finissent en bébé drama. J’pas sure que tu t’en vantes. Parce que ça rien d'honorable. Tu dois être le genre de personne qui leur en parle en déviant les faits pour tourner ça à ton avantage et justifier ton comportement. Ouais j'ai écrit à une fille, j'la trouvais cute, finalement était vraiment folle pis conne j'ai été obligé de la bloquer. M'semble j'te vois tenir ce genre de propos. 

Tu dois être le genre de personne qui utilise souvent le mot conne dans son vocabulaire. Tu dois l'utiliser à toutes les sauces. On est des pourrites. Des connes. Pour la simple raison qu'on te donne pas c'que tu veux. Tu sais, j'fais partie de ces filles qui se font traiter de ben des affaires et je m'en torche de ton opinion. C'est pas avec la faiblesse de tes mots que tu vas m'atteindre. 

Le respect des femmes se limite pas à ta mère, ta soeur ou ta cousine. Et c'est pas défini par des limites physiques, le respect, c'est partout, tout le temps. Sauf pour toi, caché derrière ton ordi, y'a rien de tout ça qui existe, t'es libre, tu peux dire c'que tu veux, pèse sur send, pas grave c'est sur internet on se connaît pas. Oui c'est grave. On est pas dans un fuck*ng zoo où c'est la loi de la jungle, sert-toi de ta tête un brin quand tu t'assois derrière ton clavier. Pis sert-toi dont de ta tête tout court.

Les filles, ça nous tente pas de se faire harceler. Les filles, ça nous tente pas de nous faire insulter parce qu'on est simplement honnêtes. Les filles, ça nous tente pas de nous faire bloquer parce que nos réponses font pas votre affaire. 

Pis si ça fait de moi une pourrite par en d’dans, parfait, je suis une pourrite par en dedans. Même que tu sais quoi? J’suis la fuck*ng queen des pourrites par en d’dans. Pis les gars comme toi, vous méritez pas la belle pomme pourrie que j’suis. Ni aucune autre d’ailleurs.

Pour lire toutes les chroniques Célib-à-terre de Merlin Pinpin, c'est ici. 

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de la collaboratrice et ne reflètent pas nécessairement la position de Narcity Media sur le sujet.

 

 

Les commentaires sont maintenant fermés.
Paramètres de compte
Notifications
Favoris
Me déconnecter

Enregistre cet appareil afin de recevoir des notifications