J’aime croire que dans la vie, rien n’arrive pour rien. Que le timing est responsable de tout. Les choses arrivent quand elles sont supposées arriver, et malgré les efforts sans relâche des êtres humains à contrôler l’incontrôlable, on est victime de notre destin. J’aime aussi croire que ce timing, il est parfois maladroit. Mais mon Dieu que le tien était parfait.

J’suis pas le genre de fille à m’apitoyer sur mon sort, mais j’étais étourdie. Étourdie par les mensonges dont on remplissait ma tête en permanence et par les fausses promesses qui n’étaient qu’une manière de me distraire. J’étais à bord d’un manège pour lequel je n’avais pas la grandeur requise. C’était trop, et j’étais trop petite.

Et c’est là que j’ai lâché prise. Plus rien ne me surprenait, plus rien ne me blessait. T’as déjà eu mal au point de ne plus rien ressentir? C’est effrayant, tu penses jamais pouvoir retourner à la normale. J’étais tellement habituée de ces gars, j’me disais que c’était mon destin, d’accumuler des relations manquées.



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Mais toi, ton timing, il a été parfait. C’est inexplicable, c’est incroyable. C’est comme si la vie me regardait aller d’en haut, moi qui me jetais de droite à gauche, de haut en bas, à essayer de trouver ma voie, puis qu'elle m’avait lancé une flashlight. « Tiens, pour t’éclaircir un peu ». J’l’ai allumée, pis BANG!

J’sais pas si tu sais que t’es une perle rare, mais moi j’te l’dis. C’est la première fois qu’on m’écoute au lieu de tout simplement m’entendre, et qu’on me regarde dans les yeux sans tout simplement me voir. Moi qui n’étais pas habituée à cette attention aussi exclusive, tu te rappelles les 50 shades of red qui me montaient aux joues? Toi qui pensais que j’avais juste toujours chaud.



J’avais entendu parler des gars comme toi, j’en avais même croisé une couple. Toujours au bras d’une de mes amies, mais je savais que vous existiez. Exister pour moi pas exemple, c’est une autre chose. T’sé, je sais que tu peux pas comprendre ni y croire, mais à force de rencontrer et de s’embarquer avec ceux qui ne méritent même pas une première chance, on commence à croire qu’il n’y a que ça sur Terre. Ou plutôt, juste ça sur NOTRE Terre. On est sur une planète isolée, différente de celle dont toutes nos amies avec les bons gars se trouvent. Et elle tourne vite, notre planète. Elle nous étourdit, mais c’est peut-être mieux de même. Comme ça on a moins le temps d’observer les autres sur la leur qui, elle, semble tourner à un rythme tolérable.


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Tu te dis que ces gars-là que tu fréquentes, c’est ton style de gars. (Mais le style « douchebag », c’est le style à personne). Et t’es pas pour faire ta difficile. On est humain, et on a tous des défauts. (Mais y’a une différence entre les défauts humains et les choix qui sont en notre pouvoir). Et peut-être bien qu’il va changer si tu restes. (Mais douchebag un jour, douchebag toujours).

Mais toi, tes défauts passent inaperçus quand on regarde tes qualités. Et le mot « douchebag », il n’est même pas dans ton vocabulaire. Agir comme un « bon gars », tu sais pas c’est quoi. Parce qu'être un bon gars, c’est toi, tout simplement.

Je me noyais dans le cercle vicieux des relations malsaines, merci d’être venu me repêcher. Je m’étourdissais dans un manège d’émotions manipulatrices, merci d’avoir tiré sur la plug. J’sais pas ce que j’ai fait pour te mériter, ni comment tu continues à m’endurer, mais bé, merci de m’avoir montré que ça existait encore, des « bons gars ».



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