Une rupture amoureuse, c’est toujours assez clair. Généralement, une personne se lève un bon matin et réalise qu’elle n’aime plus l’autre. Parfois, c’est les intérêts communs et projets futurs qui ne concordent plus. Une chose est certaine ; c’est généralement facile de mettre le doigt dessus, même si ça fait mal. 

Mais ce qu’on a vécu, c’est pire qu’une peine d’amour. Il devrait y avoir un nom pour ça, une peine d’amitié. Une « rupture » avec sa BFF. Perdre cette personne avec qui t’es tellement fusionnel. 

 

Cette amie-là, elle n’est pas là pour te juger dans tes plans les plus stupides : elle est là pour les vivre avec toi. Le genre de personne qui ne dit jamais non à tes projets les plus fous, même en sachant dès le départ que le plan ne marchera pas. Les jugements n’existent pas, et vos secrets semblent vous unir pour l’éternité. 

Des fois, je me demande comment on a pu passer de : « b*tch réveille sinon je me pointe chez toi live » à un simple sourire poli quand on se croise dans le corridor. Des fois, je m’en veux d’avoir été aussi orgueilleuse.

Mais plus souvent, j’t’en veut de m’avoir laissé partir sans rien dire.

Y’en a pas vraiment eu, de grosses chicanes destructrices ; on dirait qu’après autant de millage ensemble, nos chemins se sont juste séparés, pis aucune de nous n’a eu la force de faire demi-tour pour rejoindre l’autre sur sa route.

On n’a pas arrêté de s’aimer, on ne s’est juste pas battu pour cet amour.

Tu as pourtant changé ma vie.

T’es la personne qui m’a appris qu’il y a toujours de l’espoir. La personne qui m’a fait réaliser qu’il y a toujours une manière amusante de faire les choses.

Tu m’as appris qu’aucun rêve n’est trop gros, et surtout, ce que je vaux vraiment. Tu croyais en moi, sûrement plus que moi-même. T’étais trop rêveuse, et moi, trop rationnelle. Tu me faisais rêver, et moi, je t’empêchais de t’envoler lorsqu’il le fallait.

Il y a un million de choses pour lesquelles je n’ai jamais pris la peine de te remercier. 

Au fond de moi, je me surprends à espérer que tu les aies accomplis, tes rêves impossibles. Tes fameux 30 ans à Vegas dont tu rêvais depuis toujours. Par moments, je me surprends à ne pas vouloir cocher des choses sur ma bucket list, parce qu’on l’a écrite ensemble dans notre bar pref. Le bar où j’ai arrêté d’aller. Réaliser NOS rêves au JE, on dirait que ce n’est pas la même chose. 

Je suis désolée, si je t’ai déçue comme tu m’as déçue. Même avec toute la rancœur que j’ai, je me sens comme si j’avais perdu un membre de ma famille, comme si j’avais perdu ma petite sœur. 

J’ai toujours cru qu’on vieillirait ensemble. Qu’on serait deux cool moms qui habilleraient leurs bambins super fashion, mais surtout deux vieilles mamies détestables ensemble. On était pas mal déjà qualifiées pour être détestables.

Mais des fois, la vie a d’autres plans.

Je ne sais pas si te laisser partir était une erreur, avec du recul. Parfois, j’ai de la misère à te pardonner d’avoir give up on us comme ça, de m’avoir remplacé si rapidement. Parfois, je me demande comment serait la vie si on était toujours amies, et surtout, comment serait la vie si nos chemins se joignaient à nouveau.

Il y a des choses qu’on ne saura jamais, mais il y a une chose dont je suis certaine : tout le monde mérite de vivre ce type d’histoire avec quelqu’un, ce type de relation éphémère mais tellement forte qu’elle te donne le sentiment que tout est possible.

J’ai de la misère à dire que je t’aimerai toujours. L’amour se fane éventuellement lorsqu’il est mal entretenu.

Mais je n’ai pas de misère à dire que tu auras toujours une place dans mon cœur, et surtout, que je n’arrêterai jamais de croire en toi, croire en la personne qui m’a appris à rêver. 

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