Je ne sais pas si c'est une question de génération ou c'est simplement le fait qu'on le cache beaucoup moins bien qu'avant, mais de nos jours, l'infidélité n'est pas aussi rare qu'on le souhaiterait. Alors aujourd'hui, je m'adresse à toi, la fille qui a brisé tout ce qu'il y avait de beau en moi, la fille qui s'est abattue sur mon couple comme une tempête un jour d'hiver.

C'est difficile pour moi d'essayer de comprendre ce qui t'as pris. Ce qui t'est passé par la tête. Je crois sincèrement que tous les humains ont cette bonté au fond d'eux-mêmes. Certaine est plus lointaine que d'autres certes, mais j'y crois, en cette solidarité universelle.

 

Alors, je reste sans réponse face à un océan d'interrogations. Tu as déchiré tout ce qu'il y avait de vivant en moi. Tu m'as fait régresser en tant que personne, tu m'as laissée démunie de toute ma confiance, de toute ma joie de vivre. Je ne serai plus jamais la même et je veux que tu saches que c'est de ta faute.

Pour toi, ce n'étais qu'une aventure d'un soir. Pour moi, c'est l'aventure d'une vie qui s'est éteinte brusquement, sans mise en garde, sans présage. Je t'en veux à un point tel que tu ne veux même pas le savoir, à quoi je pense faire pour me venger. Je ne suis pas de nature agressive, mais quand j'entends ton nom, c'est comme si quelqu'un d'autre s'accaparait de mon corps, de mon esprit et j'en perds le contrôle.

Tu m'as rendue parano, constamment en colère. Contre toi, contre lui, contre moi. Je n'étais pas assez? Être avec moi n'était pas assez? J'espère que tes remords te persécuteront encore longtemps, comme les miens qui me hantent chaque jour depuis que les rumeurs se sont avérées fondées. 

Je me demande vraiment ce que tu as dû vivre, avant nous, pour être capable d'une chose pareille. Est-ce que c'était pour remonter ta confiance personnelle? Pour te prouver que tu étais capable, toi aussi, d'avoir ce que les autres avaient? Pour t'amuser un peu en tentant l'impossible? Bravo, t'as gagnée. J'espère que vous vous sentez mieux, toi pis ton ego.

Si tu m'avais averti que t'étais en détresse, j'aurais pu brandir mon drapeau blanc et demander un cessez-le-feu. J'aurais pu t'aider si t'avais été munie d'un peu plus d'empathie, de raison et de parole. Au lieu d'une seule personne brisée, tu en as laissée deux derrière toi. 

Ne te demande pas après pourquoi le monde est aussi douloureux et cruel. C'est sûr que tant et aussi longtemps que tu en feras partie, on ne pourra pas restaurer le peu d'humanité qu'il reste de l'autre côté de cette frontière de péchés. Et en attendant, j'espère que tu seras capable de dormir paisiblement et sans inquiétude le jour où ton conjoint ne rentrera pas coucher à la maison un jour de semaine, parce que grâce à toi, le monde est un peu plus angoissant.

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