On a beau dire ou ne pas dire « je t'aime », c'est dans le non verbal que ça se passe vraiment.

La première fois que j'ai su que mon copain m'aimait vraiment, c'était un beau matin d'été. La lumière du jour perçait les rideaux de la fenêtre de sa chambre dans une vision presque féérique. Je me suis réveillée la joue posée sur son torse. On avait passé la nuit enlacés l'un dans l'autre. De quoi de super romantique. Ce qui l'était moins, c'est la flaque de salive que j'avais laissée dans le creux de sa clavicule... 

Je me suis dépêchée à l'essuyer, mais obviously il s'en était rendu compte. J'avais envie de me cacher, sauf que lui, ben il s'en foutait.

Wow, j'ai pensé, ça c'est de l'amour. (Je continue à le penser à chaque fois qu'il pointe le spot mouillé sur son oreiller en riant quand on se réveille. Sérieux, pourquoi je bave quand je dors chez lui!)

La deuxième fois que j'ai su que mon copain m'aimait vraiment, il venait de débarquer chez moi à l'improviste les bras pleins de trucs pour faire à souper. Super cute and all. Sauf que cette journée-là, mes hormones avaient décidé de me punir. Ladite punition prenait place dans mon visage, sous forme de breakout. Bon, la guerre que me livrent mon oestrogène et ma progestérone n'a rien à voir avec l'amour que me porte mon chum. Le rapport, c'est qu'il était tard, que je m'étais préparée à aller me coucher et que j'avais recouvert tout mes boutons de pâte à dents. Tsé, le remède maison bien connu pour combattre les imperfections cutanées indésirées. 

Bref, j'ai ouvert la porte la face pleine de gros spots blancs. La honte! Inutile de préciser à quel point je me sentais pas sexy. J'essayais d'expliquer la situation et de me cacher en même temps. Ridicule. 

Lui? Ben il a ri. Puis on a cuisiné à souper. La suite est censurée, sauf que je vais tout de même préciser que j'avais encore la face pleine de pâte à dents.

La troisième fois que j'ai su que mon copain m'aimait vraiment, j'ai eu peur de mourir. Pas au moment de l'accident. Non, personne a été blessé. C'est lorsque j'ai su que son char était perte totale que j'ai craint pour ma vie.

Lui? Lui, il était juste content que j'ai rien.

Quant à moi, la première fois que j'ai su que j'aimais vraiment mon copain est arrivée très tôt dans notre relation. Je l'ai su la première fois que je suis allée chez lui. Même seulement quelques minutes après qu'on ait passé la porte. Il venait d'enlever ses souliers, et si on avait été plusieurs dans l'appartement, tout le monde l'aurait su.

Comme quoi l'amour n'est pas seulement aveugle, mais il n'a pas non plus le sens de l'odorat.

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