Crisse de tapettes!

T'es sérieux? Wow! Je n'en revenais juste pas. Je ne suis même pas « concerné » et j'ai été blessé par ces paroles. Hier, sur la rue Ste-Catherine à Montréal, je me suis fait crier par la tête cette insulte lorsque je  magasinais pénard avec mon chum de gars. J'ai aussi remarqué, tout au long de notre superbe séance de magasinage, le visage dégoûté de plusieurs personnes qui nous regardaient de la tête aux pieds. Oui, mon ami est homosexuel et on va se le dire, ça paraît. Moi, OK, c'est peut-être ambigu avec ma baby face joufflue et mes jeans tight.

Mais en 2016, je ne peux pas croire encore que des gens se sentent à un tel point offusqués, qu'ils doivent absolument exprimer publiquement ce qui les déplaît. C'est quoi? C'est plus fort que toi? Ça te gosse tant que ça que deux gars magasinent ensemble? On ne gambadait pas main dans la main avec chacun un doigt dans les fesses en chantant du Mika. On marchait et on jasait tout simplement. Je ne t'ai pas crié « crisse de laid » quand je t'ai vu la face. Pourquoi? Parce que je ne te connais pas et que tu sois laid ou jolie, blanc, noir ou gros m'importe peu. Je ne crie pas non plus haut et fort que je n'aime pas le fromage cottage. Je garde ça pour moi.  En fait, c'est juste inacceptable que des gens soient encore homophobes en 2016. Pour vrai, à plusieurs moments dans la journée, j'ai senti une haine tellement forte que ça faisait peur.

Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la rue, c'est inacceptable. Évolue ciboire. Quand je regarde les nouvelles et que je vois que deux jeunes hommes se sont fait battre par des fous furieux simplement parce qu'ils se sont embrassés à l'entrée d'un bar d'Hochelaga-Maisonneuve, je suis découragé.

Pourquoi tant de personnes ne s'affichent pas publiquement? À cause des morons comme ça. Hier, au gala Les Olivier, suite à la blague de l'humoriste Martin Matte sur l'orientation sexuelle d'Éric Salvail, plusieurs internautes se sont gâtés et ont traité celui-ci de tapette et de toutes sortes de noms blessants sur les réseaux sociaux. Pour vrai, si ce que tu as à dire n’est pas sympathique et constructif, ferme ta yeule. Je sais, ce n'est qu'une minorité qui agit ainsi, mais c'est une minorité qui fait mal.

Le jugement est signe d’ignorance, cette ignorance amène la peur, et cette peur mène au jugement. Efface ton jugement, remplace-le par la curiosité et les choses vont pouvoir enfin évoluer.

En cette journée internationale de lutte contre l'homophobie, je vous dis : Soyons tout simplement francs avec nous-mêmes et fiers de qui nous sommes.

Vivre et laisser vivre.

Peace and love.

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