Quelle émotion complexe, aimer sans être en amour. C’est vouloir que l’autre soit heureux, sans être la raison pour laquelle il l'est. C’est vouloir le meilleur pour l’autre, sans toutefois partager ce même meilleur. C’est se soucier de quelqu’un, sans que ça nous rende malades. Un amour devenu de surface alors qu’il a déjà été si profond. Un amour que j’ai eu du mal à t’expliquer. 

Tu m’as demandé depuis combien de temps j'me sentais de même. Je t'ai répondu que je n’en avais aucune idée. Et que mon amour pour toi n’était pas disparu du jour au lendemain, que je me retrouvais plutôt dans une zone grise. Tu m’as répondu qu’il n’y avait pas d’entre-deux: "Tu m'aimes, ou bien tu m'aimes pas, point final".

C’est là que t’avais tort. 



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Après 2 ans de relation, l’amour ne s’efface pas en claquant des doigts. Mais l’amour, ça évolue avec le temps. De n'pas pouvoir passer 2 minutes sans se parler, à 2 minutes sans se bécoter, à tout faire pour se voir plus souvent que la fin d'semaine seulement. Et puis, à s’répondre quand ça nous adonne, au bec sec avant de partir travailler les matins, à s’voir tous les jours simplement parce que c’est la routine. 

La vie et son horloge qui semblent aller plus vite que la mienne a pris le dessus. Le temps que je dédiais à bâtir quelque chose de solide avec toi avait été rentable. On est devenu un power couple, ne vivant plus l’insécurité que l’amour apporte dans ses débuts. Alors, mes efforts se sont redirigés vers les façades de ma vie, victime de cette insécurité. Et j’me suis perdu là-dedans, et on s'est perdus aussi à travers tout ça. 

Les p’tites attentions ne faisaient pas autant battre mon cœur qu’avant. Les becs avant la job étaient plus une obligation que le résultat d'un manque de temps. Tu me disais qu’il fallait travailler sur notre complicité, qu’elle avait rouillé depuis quelques temps et qu’il fallait la polir. Mais ma motivation était 6 pieds sous terre, enterrée sous toutes les autres choses de la vie qui demandaient mon attention. 



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Et tout ça, ça peut sembler méchant et sans cœur. Chose que tu sais bien que je n'suis pas. Même si mes actions prouvaient le contraire. Et étant une fille émotionnellement non expressive, tu ne pouvais pas savoir que mon amour pour toi était toujours vivant. J’me suis toujours souciée de toi, je t’ai toujours souhaité le meilleur, j’ai toujours supporté tes rêves et respecté tes ambitions. J’suis juste une merde pour le démontrer. 

Quand la vie a ralenti ou plutôt, quand t’as demandé que j’la ralentisse, c’est là que j’ai tout réalisé. Je t’aimais, mais je n’étais plus en amour avec toi. J’finissais plus tes phrases comme je l’avais déjà fait; notre connexion s’était affaiblie. Mon ventre ne se tordait plus quand tu me regardais trop longtemps dans les yeux; les papillons étaient morts. 



Je ne regrette rien de ce qu’on a été. T’as été tout c’que j’aurais pu vouloir d’un chum, et j’espère que j’ai également eu mes bons moments. Notre amour en a rendu des jaloux, notre complicité a surpris des romantiques et notre connexion a changé les perplexes des âmes sœurs en croyants. J'ai été en amour, comme jamais je ne l’avais été auparavant. 

Je t’aimais, je t’aime, et je t’aimerai. Mais en ce qui concerne d’être en amour avec toi… s’il te plaît, essaye de comprendre.


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