Alicia Moffet est enceinte. Si tu viens d'apprendre quelque chose en lisant ceci, je t'invite à revivre les trois dernières semaines avec nous: sa grande annonce beaucoup trop touchante, la vidéo où elle montre son annonce à ses proches, celle où elle répond à toutes nos questions, et finalement le dévoilement du sexe de son bébé.

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Eh oui, on a tout couvert ça, parce qu'Alicia a fait en grand et c'était vraiment magnifique. Depuis, la demoiselle qui vit de ses réseaux sociaux a reçu plein de cadeaux et nous fait vivre plein de moments avec elle: ses questions, inquiétudes et ses joies. Bref, si jamais tu as la baby fever ou l'horloge biologique près de sonner, Alicia risque de t'inspirer.

Mais, hier, lorsqu'elle a parlé du fait qu'elle n'arrêtait pas de manger n'importe quoi, la crise a explosé sur Twitter. C'est Alexandre Champagne qui a d'abord voulu lui passer le gentil message de s'enlever la pression sociale d'avoir un corps parfait, même enceinte. Puis, Félix-Antoine Tremblay, co-porte-parole d'Anorexie et boulimie Québec (ANEB), l'a réprimandé du message qu'elle passait à ses jeunes abonnés sans le réaliser, et ça a un peu dégénéré: 

Le tout a rapidement circulé dans les médias à potins, comme sur Hollywood PQ avec le titre: « Alicia Moffet a peur de trop prendre de poid pendant sa grossesse », chose qui n'a pas plu du tout à la jeune femme avec raison. Si on avait pas tous réalisé l'impact que peut avoir un tweet de moins de 140 caractères, en voici un bon exemple. 

Alicia a donc eu une montée de lait (le jeu de mots est incroyable, je devais le faire) par rapport à la situation. Ce qu'elle explique, ce n'est pas qu'elle ne veut pas prendre de poids, c'est qu'elle ne veut pas s'alimenter de toute la malbouffe qu'elle crave tout le temps pour deux raisons évidentes: ce n’est pas bon pour elle, et ce n’est pas nutritif pour son bébé.

Ceux qui suivent Alicia sur Instagram peuvent comprendre: elle partage ses gros cravings d'exagérer chez McDo, de popcorn pour déjeuner, de cornichons... Elle partage tout, et on comprend qu'elle veule prendre le contrôle pour bien nourrir son bébé.

Bien que tous ceux qui ont commenté aient voulu bien faire, Alicia pense qu'il faudrait éviter de s'arrêter à la première phrase (ou tweet) qu'on lit et s'insurger immédiatement. On peut questionner, et on peut aussi arrêter de voir du mal où il n'y en a pas: 

« Je veux juste réadresser mon tweet ou je dis que je dois arrêter de manger comme une cruche, parce que je vais le regretter dans 4 mois et demi. Je suis très très très très consciente que c'est normal de prendre du poids enceinte. Je suis en train de créer la vie; je le sais que je vais prendre du poids. J'étais consciente, lorsque je suis tombée enceinte, que j'allais prendre du poids. »

« Mon point est que, quand tu manges comme de la marde, que tu ne manges pas des bons aliments et que c'est pour ça que t'engraisses, au lieu d'engraisser parce que t'es enceinte, c'est ça mon point plus négatif. Je me fais suivre par un médecin tous les mois qui m'ont dit à mon premier mois que je prenais trop de poids pour le temps de grossesse que je suis, juste parce que je m'alimentais mal. Je sais que je dois manger assez, et même plus pour mon enfant, mais j'pense que mon point c'est que je dois manger mieux. »

Alexandre Champagne avait un bon point avec la pression sociale, parce que souvent celle-ci est non dite, et on ne réalise même pas qu'on en est victime.

Toutefois, même si en 2019 on commence socialement à comprendre qu'on  doit accepter toutes les formes et arrêter de s'attarder au chiffre associé à son linge ou même au numéro sur la balance, la body positivity passe, à mes yeux, par l'acceptation de tous les corps qu'ils soient plus corpulents ou plus minces. On devrait encourager tous à se sentir bien dans notre enveloppe corporelle telle qu'elle est, mais on ne devrait pas non plus réprimander ceux qui se sentent bien dans une silhouette précise, et surtout dans la santé.

Si Alicia dit qu'elle, dans son corps et dans sa tête, elle sait qu'après 9 mois à manger de la malbouffe elle ne se sentira pas bien, on devrait l'encourager à manger sainement. On n'est pas dans une situation où elle dit vouloir se sentir bien dans des méthodes de pertes de poids malsaines, où là on devrait l'aider. Et si elle a envie de manger des cornichons pour déjeuner tous les jours, on devrait aussi l'encourager à le faire. Se respecter, c'est la base, et c'est un peu ce qu'Alicia explique:

« Je n’ai pas mentionné nulle part que c'est à cause de la pression sociale que je ne veux pas prendre trop de poids durant ma grossesse. Moi, ma personne, en dedans de moi, va pas se sentir bien si elle prend trop de poids parce qu'elle a abusé de la malbouffe et des cravings. »

On espère que le tout va clore la conversation et taire les rumeurs pas fines, parce que le stress, c'est pas bon pour le bébé. 

 

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