Que ce soit quelque chose qui ne te soit arrivé qu'une seule fois ou que ce soit pour toi un petit plaisir coupable que tu répètes à tous les weekends, on a tous déjà été confronté à ce moment d'une soirée où on sait très bien que l'on va finir un avec l'autre/un dans l'autre.

Je dis bien «confronter», car pour moi, un one night stand, c'est vraiment pas quelque chose d'extraordinaire. J'irais même jusqu'à dire que le produit final n'a jamais vraiment valu le processus. Bon, j'ai peut-être juste été malchanceuse, mais ça, c'est une autre histoire.

Vous direz peut-être que je me pose trop de questions (et c'est vrai), mais j'ai toujours trouvé qu'il n'y avait rien de naturel dans les étapes qui nous mènent à faire ce que l'on a faire. Il y a toujours une pointe de malaise mélangée avec une pointe d'excitation. Certains diront : « Ben oui, mais fille, si tu ne le feel pas, tu ne le fais pas!». Pour ça, je suis bien d'accord mais ce n'est pas ça le problème. Le gars me tente en maudit, mais je suis beaucoup trop maladroite pour que ce soit agréable.

Écoute, je te raconte.

Premièrement, il y a toujours un énorme ramassis de questions que je me pose.

Chez moi ou chez lui?

Je sais que chez moi, la vaisselle traine encore sur le comptoir, ma coloc est là et je sais qu'il y a une paire de bobette sale sur le plancher de ma chambre. Chez lui, je sais pas c'est où et je ne le connais pas. Mais mettons que l'on va chez lui.


Après avoir fait ce que l'on avait à faire, je reste ou je quitte?

Mettons que j'ai envie de rester pis de me coller, j'ai peur d'avoir l'air de la dépendante affective. Si j'ai envie de foutre mon camp, je sais jamais comment lui dire ça. «Bon, ben, bien contente de t'avoir rencontré!».

Si je décide de rester, il y a toujours l'option que je me pousse au milieu de la nuit. J'ai pas à lui inventer d'excuses, mais je me sentirais vraiment comme une voleuse de sperme. Alors je reste.

On se réveille le lendemain matin. Ma première pensée c'est « Où suis-je? » La seconde c'est, j'espère que j'ai pas ronflé et mis de la bave sur son oreiller. Après, faut-il que je quitte? Ou il faut que j'aille lui faire à déjeuner avec juste sa chemise sur le dos? Maudit que je suis pas bonne là-dedans.


Mettons que l'on déjeune ensemble: on est supposé parler de quoi?

Et, c'est à ce moment que tu ne te rappelles plus de son nom et vous êtes comme aller trop loin dans votre relation pour que ce soit acceptable de lui demander. Dans le pire des cas, tu le sauras le jour de vos noces quand il prononcera: moi, Pierre, je prend pour épouse... MAUDIT IL S'APPELLE PIERRE DEPUIS TOUT CE TEMPS.

Bon là, faut que je m'en aille. Je prends tu son numéro de téléphone? Est-ce que je lui dit qu'on va s'appeler et se revoir? Même si c'est pas vrai, je le dis tu juste pour être fine?


Finalement, je reviens chez nous et je me sens encore plus seule que la veille. Ça m'a rien donné de plus qu'un peu de fausse tendresse le temps d'une nuit. En plus, les premières fois, c'est jamais le meilleur sexe que tu n'auras jamais eu. Je ne te connais pas, tu ne me connais pas, je ne sais pas ce que tu aimes et tu ne sais pas à quel point je suis audacieuse au lit. Pis pour pas faire malaise, toi tu n'oses pas.

En bref, je n'enlève rien au one night stand et à ceux qui ne les pratiquent. Baisez et aimez-vous les uns les autres! Mais les one night stand ne sont clairement pas fait pour tout le monde. Particulièrement pas pour moi.


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