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Le meilleur du pire, une première date inoubliable

C'était il y a plusieurs années déjà.  Juin battait son plein, les jupes étaient plus courtes que jamais, le déo se faisait aller dans le fond de toutes les sacoches, l'humidité se voyait sur toutes les têtes, des frisettes délicates jaillissaient des couettes de toutes les ladys. 

Et y'avait moi. Frivole, insouciante, prête à rencontrer l'amour d'une vie, d'une saison, d'une nuit, je m'en foutais éperdument, je cherchais rien de précis, sauf la climatisation et la fraîcheur des mojitos. 

J'arrive un peu en avance, ma tactique classique, comme ça j'ai l'temps d'caler un verre pis d'pogner confiance. Replacer mes bobettes, vérifier si j'ai pas d'quoi de pogner dans les dents. Quand j'ai vu un garçon s'avancer d'un pas semi-confiant vers ma table, j'me suis préparé une réplique dans ma tête pour revirer poliment l'enquiquineur. Après, j'ai compris, c'était lui. 

Y'avait ce qu'on peut appeler une distorsion entre sa photo Tinder et son profil réel.  Une distorsion d'une couple d'années, de poids, de chevelure, bref, dans sa tête le temps avait arrêté de faire son effet, mais mes yeux me disaient le contraire. 

@katherine_smethembedded via  

Et là, je soulève un mystère de la vie. POURQUOI TU METS UNE VIEILLE PHOTO CAL***! Et là ça part. Il mentionne straight son apparence, son manque de confiance, me questionne sur pourquoi j'ai accepté d'aller en date. Intéressant qu'il se pose la question parce que je me demande la même maudite affaire. Pas méchant le gars, mais vraiment pas attachant.

J'me suis dit que j'étais pas à une date de marde près. Que ce serait gentil de passer ma soirée avec, malgré ma non-intention de pénétration ou même de simplement le revoir. 

Pas bonne idée. On commande du vin et à chaque gorgée je vois qu'une grande tristesse s'abat sur lui. Un cas d'alcool triste. J'aurais du fuir. Ça l'empêche pas de boire vite et beaucoup. 

@graze_limestoneembedded via  

Flatter le dos de quelqu'un que tu connais à peine parce qu'il braille, tout en essayant de manger les derniers choux de Bruxelles dans l'assiette, ça relève d'un art inattendu. Oui, je l'ai consolé en finissant tous les plats à partager. Non, je n'ai aucun scrupule. Ses fines larmes se sont transformés en gros sanglots bruyants, avec une respiration bruyante, des soubresauts. Tsé quelque chose de pas discret. J'commençais à devenir mal à l'aise. 

Quand le serveur apporte des napkins pour essuyer la morve pis les larmes de ta date, tu sais que les astres sont pas alignés pour toi. J'étais pas outillée pour ça. Je m'esquive aux toilettes, fait un arrêt express au bar pour commander un shot de calvados, question de tenir le fort. Me dit que c'est le karma.

@bestillmyheartembedded via  

En revenant à table, le serveur m'enligne ben comme faut. Il parle pas assez fort pour que tout le monde entende, mais assez pour me faire chier.  Il me dit que c'est un gros manque de respect que de rompre avec son conjoint dans un lieu public, que ma tendre moitié est littéralement effondrée sur la table. C'est le boutte.   

J'mets le bébé braillard qui me sert de date dans un cab, c't'assez-là, matante est tannée. Il s'excuse 1000x, repleure de plus belle. Décroche un moment donné. J'comprends même pas comment c'est humainement possible d'avoir autant de liquide dans son intérieur. J'appelle ma cousine, call une situation d'urgence et lui dit qu'elle vienne me rejoindre, j'en ai une bonne à lui raconter.

Elle arrive ben excitée. J'commence à lui raconter ma veillée avec le gars ivre et tristounet. Sa face change, elle me dit qu'elle a croisé un gars vraiment pathétique à l'autre bout de la rue, couché dans son vomi dehors, le chandail remonté sur la bédaine, y'est comme à moitié tout nu pis y'a l'air de dormir dur. 

En une nanoseconde j'ai su. J'ai su que mon badge de gardienne avertie me servirait aujourd'hui.

(Ben oui, je l'ai ramené chez lui, ça m'a coûté le taxi aller-retour, mais il se sentait tellement mal le lendemain qu'il m'a fait un virement. Tout est bien qui finit bien!)

(Ah pis oui, on s'est revus, mais j't'en reparle!)

La tension est palpable sur les réseaux sociaux quant à savoir si le psychopathe de District 31, Yanick Dubeau, est réellement mort ou s'il fera un comeback. Au grand dam des fans de la série chouchou de la province, Patrice Godin, va péter leur bulle.

Au micro de Paul Arcand, sur les ondes du 98,5 FM, l'acteur et comédien a finalement démenti les rumeurs entourant l'avenir de son personnage malaimé, mais ô intrigant, alors qu'il était de passage pour parler de son nouveau livre, Toutes les vies possibles.

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Plus le temps passe, plus la quatrième vague de COVID-19 prend du terrain d'un bout à l'autre du pays. Pour contrer le tout, de plus en plus de provinces canadiennes ont opté pour l'instauration d'un passeport vaccinal pour avoir accès à différentes activités non essentielles.

Que ce soit pour aller prendre un verre au bar du coin, manger une bouchée au restaurant d'à côté ou lever des poids au gym du quartier, ce ne sont pas toustes les Canadien.nes qui y ont accès. L'objectif est d'abord d'aplatir la courbe d'infections causée en grande partie par le variant Delta.

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Pour une deuxième journée d'affilée, les échanges entre les député.es au Salon bleu de l'Assemblée nationale n'ont pas tous été harmonieux. Le premier ministre François Legault et le solidaire Gabriel Nadeau-Dubois se sont respectivement traités de « woke » et de « monarque ».

Décidément, la courtoisie a pris le bord, en cette rentrée parlementaire. Tout a débuté lorsque le député de Gouin pour Québec solidaire a lancé une flèche au premier ministre caquiste lors de la période de questions de ce 15 septembre, en le comparant à Maurice Duplessis, en lien avec la Loi sur la laïcité de l'État.

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